- Maladies et traitements
Certaines maladies liées à l’âge n’aident pas vraiment au développement d’une sexualité totalement épanouie. La détérioration des artères du pénis, sous l'effet de l'hypertension artérielle, ou l'altération de la conduction des nerfs de l'érection par le diabète peuvent altérer la sexualité en berne. Heureusement, la médecine ne cesse de trouver des solutions à ces importants désagréments de la vie quotidienne. Si les antihypertenseurs, antilipidiques, antidiabétiques ou antiulcéreux inhibent l'excitation sexuelle, il existe d’autres médicaments qui, eux, la stimulent. On pense forcément au Viagra. Mais il est également possible de demander des injections intracaverneuses ou des prothèses péniennes. Aujourd’hui, une sexualité en berne n’est plus une fatalité. Et chez les femmes, plus touchées par la baisse d’envies de sexualité avec l’âge, la DHEA se révèle un formidable booster de désirs ! Cette hormone, naturellement produite par l’organisme jusqu’à 45 ans, peut aider les femmes les plus âgées à développer une activité sexuelle plus importante (masturbation, rapports) et à ressentir une meilleure satisfaction sur ce plan. Quel que soit le traitement envisagé, il est indispensable d’en parler au préalable avec son médecin.
- Des mentalités qui évoluent
S’il est vrai que la société a du mal à accepter que les seniors puissent avoir une vie sexuelle épanouie sans pour autant en ressentir de la honte, les idées reçues ont la vie dure. Et les pratiques évoluent doucement mais sûrement, au rythme d’un vieillissement de la population qu’on ne peut pas éluder… Ainsi, ces quinze dernières années, les seniors ont repris le contrôle sur leurs corps, grâce à l’aide de la médecine entre autres, et ne se cachent plus pour s’aimer. Une étude américaine a même démontré que les femmes en couple de 50 à 69 ans déclaraient aujourd'hui 7,3 rapports par mois contre 5,3 en 1992. Une nette amélioration qui va dans le sens d’une plus grande liberté de chaque individu, quel que soit son âge…






