| | | Nos chats et nos chiens victimes du tabagisme passif

Nos chats et nos chiens victimes du tabagisme passif

Imaginiez-vous un seul instant que nos animaux domestiques pouvaient avoir des problèmes de santé parce que nous fumons près d’eux ?

Halte à la fumée passive pour le bien de nos animaux

On peut lire sur les paquets de cigarettes « Fumer nuit gravement à votre santé et à celle de votre entourage ». Mais aviez-vous un seul instant pensé que vos animaux domestiques étaient inclus dans ce slogan ?

En effet, comme le révèlent des scientifiques de l'université de Glasgow (Écosse), les animaux qui vivent dans un milieu fumeur ont plus de problèmes de santé que les autres, notamment certains cancers ou une augmentation de la prise de poids après la stérilisation.

Ainsi, les chercheurs ont observé que les chiens de fumeur prenaient plus de poids après la stérilisation que ceux vivant avec une personne non-fumeuse.

Les scientifiques ont également examiné les testicules de chiens mâles après leur castration et ils ont trouvé un gène marqueur de dommages cellulaires qui s’exprimait davantage chez les chiens de fumeurs que chez les chiens de non-fumeurs. Phénomène inquiétant pour les auteurs de cette étude car ce gène est connu pour être modifié dans certains cancers du chien.

Fumer dehors ne suffit pas

L'effet sur ce gène a été réduit lorsque les propriétaires ont choisi de fumer à l'extérieur de la maison pour limiter l'exposition de leur chien, mais, même si la quantité de fumée absorbée est diminuée, cela ne suffit pas pour les protéger complètement.

Tout cela se révèle également vrai pour le chat, et peut-être même pire.

Les chats encore plus touchés que les chiens

En effet, comme l’explique le Professeur Clare Knottenbelt, co-auteur de cette étude, «  Nous avons déjà montré que les chiens peuvent ingérer des quantités significatives de fumée lorsqu'ils vivent dans un foyer de fumeurs. Notre étude chez les chats montre qu'ils sont encore plus touchés. Cela peut être dû au toilettage intense que les chats se font, car cela augmenterait la quantité de fumée déposée à la surface de leur corps ».

Une étude suédoise de mars 2015 avait d’ailleurs montré que les chats étaient les premières victimes de la pollution intérieure, puisqu'ils ingéraient les polluants en se léchant pour faire leur toilette. Pour cette étude les chercheurs avaient travaillé sur tous les polluants intérieurs retardateurs de flamme déposés sur les meubles ou objets en plastique, mais les conclusions restent similaires pour la cigarette qui est, elle aussi, considérée comme un polluant intérieur.




A lire sur Vie de famille

A découvrir sur le mag