Placenta prævia : Tout ce qu'il faut savoir

Placenta prævia : Tout ce qu'il faut savoir

Publié le 03 mai 2017 à 16:38

Il arrive parfois que le placenta s’insère mal dans la cavité utérine : on parle alors de placenta prævia, ce qui n’empêche pas un bon déroulement de la grossesse. Même si la surveillance est accrue !

Qu’est-ce que c’est ?

Normalement, le placenta est logé en haut, tout au fond de la cavité utérine. En cas de placenta prævia, il est tout en bas. Il s’agit donc d’une anomalie d’insertion qui peut entraîner une mauvaise circulation du sang, et donc une moins bonne oxygénation de l’enfant. Le placenta prævia nécessite donc une surveillance toute particulière tout au long de la grossesse. Dès que l’anomalie est détectée, la femme enceinte est beaucoup plus suivie par les médecins.

Comment le détecte-t-on ?

C’est souvent au moment de l’échographie du second trimestre, vers la vingt-deuxième semaine d’aménorrhée, que l’emplacement du placenta est contrôlé. On découvre alors parfois un placenta prævia. Cette anomalie peut toutefois être diagnostiquée plus tôt, notamment si la femme enceinte constate des pertes de sang régulières.

Quelle est la cause ?

Il existe certains facteurs qui peuvent favoriser un placenta prævia, et notamment les utérus cicatriciels dus à des césariennes ou des fibromes. Les grossesses multiples sont également davantage concernées. Les femmes qui fument ont aussi plus de risques de développer cette anomalie.

Quelles sont les conséquences ?

Le placenta prævia n’empêche pas de poursuivre une grossesse, mais nécessite une surveillance accrue. Il s’agit notamment de veiller au bon développement du fœtus, et de vérifier qu’il ne souffre pas. La femme enceinte concernée aura davantage d’échographies de surveillance, et devra privilégier le repos afin d’éviter les contractions et le risque d’accouchement prématuré.

Existe-t-il un traitement ?

Le traitement est naturel puisque le placenta prævia peut remonter seul jusqu’au milieu du huitième mois. C’est donc une anomalie réversible. Malheureusement, dans 75% des cas, les femmes enceintes qui souffrent de cette anomalie subiront une césarienne programmée, le passage du bébé pouvant être à l’origine d’une hémorragie grave.