Bientôt un vaccin sans aiguille ni adjuvants ?

Bientôt un vaccin sans aiguille ni adjuvants ?

Publié le 10 juin 2015 à 17:24

Vous avez peur des aiguilles ? Rassurez-vous, une nouvelle méthode de vaccination pourrait voir le jour dans quelques années à partir d’une technologie au laser. Terminé les piqûres et les adjuvants pour les vaccins !

Vaccination sans aiguille ni adjuvants

Ce nouveau vaccin a été testé chez des souris de laboratoire pour traiter un cancer de la peau (mélanome). La préparation vaccinale a été administrée aux souris via des micropores formés dans leur peau grâce à un laser.

Ce nouveau type de vaccination pourrait être une alternative, non seulement à la piqure mal vécue par de nombreuses personnes, mais aussi aux adjuvants qui font régulièrement l’objet de polémiques (comme les sels d’aluminium).

Comment ça marche ?

Actuellement, on injecte les vaccins à l’aide d’une aiguille qui traverse le derme et libère la solution vaccinale dans l’hypoderme ou dans le muscle.

Avec cette méthode, on court-circuite le derme et son réseau très dense de cellules dendritiques, des cellules extrêmement performantes du système immunitaire.

Avec le nouveau vaccin, les chercheurs ont voulu cibler spécifiquement ces cellules dendritiques du derme afin de stimuler la réponse immunitaire et d’avoir une meilleure efficacité du vaccin.

Les scientifiques ont exposé la peau des souris à un rayon laser (tout à fait inoffensif et déjà utilisé en esthétique) qui a créé des micropores dans la couche externe de l’épiderme. Ensuite, ils ont appliqué localement la solution vaccinale.

Des résultats encourageants

La vaccination a stoppé très rapidement la tumeur et a même protégé un groupe de souris qui n’étaient pas malades contre le cancer (des cellules tumorales ont, en effet, été injectées aux animaux du second groupe après la vaccination, mais ils n’ont pas développé de mélanome).

Cette méthode pourrait être assez facilement reproduite chez l’homme qui possède le même récepteur présent à la surface des cellules dendritiques.

Testé contre le cancer dans le cadre de cette étude, ce procédé de vaccination original pourrait tout à fait s’appliquer à tous types de vaccination, notamment contre des agents bactériens ou viraux.

Des laboratoires se sont déjà manifestés pour poursuivre ce développement et mener des essais cliniques chez l’Homme.