Fin de l’addiction au cannabis ?

Fin de l’addiction au cannabis ?

Publié le 06 janvier 2014 à 10:00

Des chercheurs viennent de découvrir une molécule qui protègerait le cerveau de l’addiction au cannabis.

Selon une étude publiée dans la revue américaine Science le 3 janvier, une molécule protègerait le cerveau de l’addiction au cannabis.

Des chercheurs de l’Inserm ont découvert qu’en présence de cannabis, et notamment du THC son principal principe actif, le cerveau produisait une hormone qui empêche l’activation de nombreux récepteurs présents dans le cerveau.

Les effets les plus connus du cannabis sont les déficits cognitifs, les troubles de la mémoire et une perte générale de la motivation.

De nouvelles études sur l'addiction au cannabis

Les chercheurs ont administré de très fortes doses de cannabis à des souris et à des rats : les récepteurs cannabinoides (CB1) de leur cerveau ont été ainsi suractivés, bloquant les effets néfastes du cannabis. La sur-activation des récepteurs CB1 déclenche une synthèse massive d’une hormone, la prégnénolone : cette hormone agit comme un bouclier contre le THC.

Les chercheurs précisent bien que les doses administrées aux rats et souris  correspondaient à des doses bien supérieures à celles auxquelles sont exposés les consommateurs réguliers de cannabis (3 à 10 fois supérieures).

Les chercheurs ont réalisé des tests en laboratoire sur des récepteurs CB1 humains : les mêmes résultats ont été obtenus.

Cependant, la prégnénolone est une hormone naturelle mal absorbée par l’organisme et très rapidement métabolisée. Les chercheurs ont donc mis au point des dérivés de la prégnénolone modifiés qui sont mieux absorbés par l’organisme.

Les scientifiques espèrent pouvoir commencer les essais cliniques sur l’homme dans un an à un an et demi au minimum afin de mettre au point la première thérapie pharmacologique contre la dépendance au cannabis.

Cela représenterait une avancée très importante car l’addiction au cannabis concerne plus de 20 millions de personnes dans  le monde et un peu plus d’un demi-million de personnes en France.