Don d’organes : les réponses à toutes les questions que vous vous posez

Don d’organes : les réponses à toutes les questions que vous vous posez

Publié le 24 juin 2014 à 13:00

Dimanche dernier, le 22 juillet, a eu lieu la journée des dons d’organes. Cela vous a donné envie ou non d’être donneur, mais vous vous posez encore des tas de questions : comment signaler que je veux être donneur ? Ne peut-on donner que certains organes ? Puis-je donner des organes de mon vivant ? Ma famille pourra-t-elle voir la famille du receveur ? Voici quelques réponses…

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Comment signaler que je veux être donneur ?

Les médecins interrogeront votre famille pour savoir si vous n’étiez pas opposé au don. Il faut savoir que la carte de donneur n’a pas de réelle valeur légale.

Le plus important est donc d’informer vos proches de votre souhait.

Si je n’ai pas fait part de mon choix à mes proches, que se passe-t-il ?

Avant d’entreprendre tout prélèvement, l’équipe médicale doit consulter le registre national de refus de dons d’organes. Si votre nom n’y figure pas, le médecin interroge vos proches : si vous n’en avez jamais parlé avec eux, le dialogue s’engage entre votre famille et l’équipe médicale, car, en France, la loi considère que tout le monde est donneur par défaut (sauf si la personne est inscrite au registre des refus), c’est ce que l’on appelle le consentement présumé.

La décision finale s’oriente en fonction de la discussion avec vos proches qui décrivent vos traits de caractères et les actions que vous avez faites tout au long de votre vie : le dialogue est souvent difficile, d’autant que l’impératif d’urgence est souvent mal vécu par la famille.

Alors, surtout, si vous voulez être donneur, parlez-en dès maintenant à vos proches, cela leur évitera une décision difficile à prendre.

Si j’ai dit à mes proches que je voulais donner mes organes, serais-je forcément prélevé ?

Non, tout dépend de la cause du décès, les organes doivent être parfaitement intacts. Les prélèvements n’ont lieu aujourd’hui que dans moins de 1% des décès à l’hôpital. Le plus souvent les prélèvements sont consécutifs à des traumatismes crâniens ou à des accidents cardio-vasculaires.

Puis-je ne donner que certains organes ?

Oui, dans ce cas pensez à avertir vos proches si vous ne voulez pas que certains de vos organes soient prélevés.

Puis-je donner mes organes même si je suis malade ?

Oui, tout dépend de la pathologie dont vous souffrez et de l’état de vos organes : ce sont les médecins qui décideront, au cas par cas, en fonction des dossiers médicaux.

Y-a-t-il une limite d’âge pour donner ses organes ?

Non, il n’y a pas de limite d’âge pour donner un organe : le cœur est, certes, rarement prélevé après 60 ans, mais d’autres organes (foie, reins) peuvent être prélevés sur des personnes beaucoup plus âgées.

De même, lors du décès d’un enfant, les parents peuvent autoriser le prélèvement de ses organes, ce qui sauvera peut-être un autre enfant.

En 2013, 3,5 % des donneurs avaient 17 ans ou moins, 29,8 % étaient âgés de 18 à 49 ans, 29,2 % de 50 à 64 ans et 37,5 % avaient plus de 65 ans. 

Quels sont les organes les plus greffés ?

En 2013, 5 123 malades ont été greffés. Les greffes les plus fréquentes sont celles du rein (60 % des greffes), du foie (24 %), du cœur (8 %) et du poumon (6%).

Puis-je donner un organe de mon vivant ?

Oui, notamment pour les organes doubles comme le rein : le don du vivant a représenté 8 % des greffes en 2013.

Le donneur doit avoir un lien familial avec le receveur ou un lien affectif étroit et stable.

Que devient le corps du donneur ?

Après l’intervention, le corps est rendu à la famille, les incisions sont refermées par des points et recouvertes par des pansements (aucune cicatrice n’est apparente).

Si les cornées ont été prélevées, elles sont remplacées par des lentilles.

La famille du donneur pourra-t-elle contacter les personnes greffées ?

Non, la loi impose la règle de l’anonymat entre donneur et receveur. La famille du donneur ne peut pas contacter les personnes greffées, et inversement.

Si je refuse de donner mes organes, pourrais-je quand même avoir une greffe si j’en ai besoin ?

Oui, tout à fait, le don d’organes est un choix individuel qui n’influe pas du tout sur la décision de procéder à une greffe si vous en avez besoin.

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