Zoom sur les intolérances alimentaires

Zoom sur les intolérances alimentaires

Publié le 21 février 2013 à 17:00

Les phénomènes d’intolérance au lactose ou au gluten seraient plus fréquemment constatés qu’auparavant..

Qu’englobe ce terme d’intolérance ?

Il faut tout d’abord bien faire la différence entre intolérance alimentaire et allergie alimentaire. L’allergie entraîne une réaction immédiate après l’ingestion alors que dans l’intolérance, les symptômes digestifs sont plus lents à se manifester.

Ce sont les intolérances au lactose et au gluten qui sont le plus fréquemment rencontrées, les autres restant relativement rares ; parmi ces dernières, nous pouvons citer les intolérances au fructose (dans les fruits, le miel), au chocolat, aux fraises, aux crevettes, à certains poissons et à certains fromages.

L’intolérance au gluten (encore appelée maladie coeliaque) concerne entre 200 et 300 000 personnes dans les pays occidentaux. L’intolérance au lactose, quant à elle, toucherait entre 2 et 15 % de la population française.

Ne pas confondre intolérance de confort et véritable intolérance !

Il faudra être très prudent concernant certains « conseils de santé » qui circulent, notamment sur Internet, et qui recommandent d’éviter les produits laitiers et les dérivés de blé. 

Très souvent, les personnes qui suivent des régimes d’exclusion et qui se déclarent intolérantes au gluten ne tolèrent pas, en fait, l’excès d’amidons non digestibles, présents dans les féculents peu cuits (pâtes, pain…) dont l’arrivée dans le côlon provoque douleurs et ballonnements. Ces régimes d’éviction entraînent des risques de carence.

Avant d’envisager un régime strict sans gluten et sans glucose, il faudra faire des tests pour être certain de l’intolérance à tel ou tel produit.

Chez les personnes atteintes d’intolérance au gluten, les villosités qui tapissent l’intestin grêle sont peu à peu détruites et ne permettent donc plus une absorption correcte des nutriments. Une prise de sang permet la recherche d’une anti-transglutaminase (si la recherche est positive, une biopsie intestinale mettra en évidence les lésions intestinales).

Chez les personnes atteintes d’intolérance au lactose, celui-ci n’est pas digéré dans l’intestin grêle et se transforme en gaz (notamment de l’hydrogène) sous l’action des bactéries coliques, entraînant flatulences, ballonnements, douleurs abdominales, diarrhées. Un test de sensibilité, le Breath Test, permet d’évaluer la présence d’hydrogène dans l’air expiré avant et après l’ingestion de lactose.

Quel régime suivre en cas d’intolérance ?

Pour les personnes intolérantes au gluten, un régime strict excluant totalement ce produit devra être suivi : cela demande, non seulement d’exclure les pâtes, le pain, les biscuits, et de regarder les étiquettes des aliments lorsque l’on fait les courses, mais également d’éviter toute contamination (ne pas utiliser d’ustensiles ayant servi à la préparation de plats contenant du gluten, faire attention aux miettes de pain…).

En France, un remboursement partiel des aliments diététiques sans gluten existe depuis 1996 (dans la limite de 33,54 € par mois pour les enfants jusqu’à 10 ans et de 45,73 € par mois au-delà).
 
Concernant le lactose, l’intolérance totale est rare, et la plupart du temps, la consommation de produits laitiers en quantités modérées reste possible : en général, un demi bol de lait n’entraîne pas d’inconfort particulier ; de même les produits laitiers ne doivent pas être consommés à jeun mais plutôt en cours de repas. Les produits laitiers fermentés comme les petits suisses, les yaourts, les fromages affinés à pâte dure ou mi-dure sont bien supportés. Le plus important est de consommer ces produits en quantités raisonnables.