Moins de prescription de pilules 3ème et 4ème générations : un réel bénéfice pour la santé

Moins de prescription de pilules 3ème et 4ème générations : un réel bénéfice pour la santé

Publié le 07 novembre 2014 à 10:32

Le nombre d’embolies pulmonaires a baissé de 11 % depuis la baisse de l’utilisation des contraceptifs de 3ème et de 4ème générations.

Baisse de 11 % des embolies pulmonaires

Les  pilules de 3ème et de 4ème générations sont beaucoup moins prescrites par les gynécologues depuis maintenant presque 2 ans. En effet, ces contraceptifs sont soupçonnés de multiplier par deux le risque de développer une thrombose veineuse, une phlébite ou une embolie pulmonaire.

Suite à cette baisse de prescription, l’ANSM (Agence de Sécurité du médicament) publie un premier bilan avec des chiffres spectaculaires : cette mesure a fait baisser de 11 % les hospitalisations pour embolie pulmonaire.

En 2013, 341 cas d’embolies pulmonaires (caillot qui bouche une artère irrigant le poumon) ont été évités.

Toutes les tranches d’âge de femme en âge de procréer sont concernées. Cette baisse des embolies pulmonaires ne se retrouve pas chez les hommes ni chez les femmes de plus de 50 ans, ce qui prouve bien la responsabilité des contraceptifs de 3ème et 4ème générations.

Ces chiffres sont particulièrement spectaculaires chez les jeunes filles de 15 à 19 ans où l’on note une baisse de 20 % des embolies pulmonaires.

Des changements de comportements chez les femmes

La consommation des pilules de 3ème et de 4ème générations représentaient, il y a encore 2 ans, 50 % des méthodes contraceptives, et ne représente plus, aujourd’hui, que 25 % dans le choix de contraception.

L’étude de l’ANSM montre un changement de comportement des femmes qui se tournent maintenant vers d’autres formes de contraception, dont le stérilet ou les pilules de 1ère et 2ème générations (dont le risque thromboembolique est plus faible). Ces dernières représentent, actuellement, 75 % des ventes.

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