Les mycoses des ongles

Les mycoses des ongles

Publié le 30 août 2012 à 10:00

La chaleur estivale et la transpiration peuvent être à l’origine de mycoses sur les ongles des pieds ou des mains. Esthétiquement gênante, mais tout à fait bénigne, cette maladie est cependant contagieuse et ne peut pas guérir spontanément. Il faut donc agir et la traiter le plus rapidement possible !

- Publicité -

Une mycose d’un ongle : à quoi ça ressemble ?

La mycose de l’ongle, ou onychomycose, est une pathologie due à un champignon, très souvent le dermatophyte. Ce champignon pénètre dans l’ongle par le bord libre ou le bord latéral, puis s’étend progressivement sur tout l’ongle.

On reconnaît cette mycose par différents signes :

  • Une couleur blanchâtre de l’ongle, qui peut devenir jaune, marron, verte, voire noire.
  • L’augmentation de l’épaisseur de l’ongle.
  • L’ongle peut devenir friable, voire même se décoller.


Les onychomycoses touchent 6 à 9 % de la population. Elles concernent les ongles des pieds, dans 9 cas sur 10. La contamination est souvent due à un champignon, déjà présent entre les orteils, qui devra être également traité.

Elle se fait, en général, par l’intermédiaire de sols souillés ou par des objets contaminés (chaussettes, chaussures…).

Ces mycoses doivent êtres absolument traitées car elles ne régressent pas spontanément. L’absence de prise en charge aboutit, à terme, à la destruction de l’ongle.
De plus ces mycoses sont contagieuses : à partir d’un ongle atteint, la dissémination peut se faire aux autres ongles, à la peau saine, mais aussi à l’entourage.

Y a t’il des facteurs favorisant ces mycoses ?

  • L’environnement : l’humidité et la chaleur sont un milieu privilégié pour la prolifération des champignons (piscines, vestiaires, sauna, salles de bain…). La transpiration, la macération dans les chaussures sont également très propices au développement de mycoses.
  • Les prédispositions familiales : un champignon du nom de Trichophyton rubrum (de la famille des dermatophytes) semble se développer davantage dans certaines familles par rapport à d’autres ; il existerait donc des prédispositions génétiques.
  • Certaines pathologies semblent être des terrains favorisants pour le développement de ces mycoses : diabète, phénomène de Raynaud, obésité, immunodépression.
  • Le mode de vie et/ou la profession rentrent en compte : les personnes étant en contacts fréquents avec de l’eau (restauration, maître nageur..) sont plus à risque que d’autres. Le port de gants, de chaussures fermées (chaussures de sécurité par exemple) est un élément favorisant.
  • L’âge, entraînant souvent des petits traumatismes dus à la déformation des pieds, mais également le ralentissement de la pousse de l’ongle, constituent des facteurs de risque.

Astuces pour éviter les mycoses des ongles

La première des préventions est d’inspecter régulièrement ses pieds et de traiter le plus rapidement possible en cas de mycose.

Quelques mesures simples permettent d’éviter la contamination :

  • Ne pas échanger ses affaires de toilette, ni ses chaussures.
  • Bien se laver les pieds quotidiennement ; bien sécher entre les orteils avec une serviette individuelle (ne pas hésiter à utiliser un sèche-cheveux) pour éviter la macération. De même, il faudra se laver après chaque activité sportive.
  • Se couper les ongles bien court (environ tous les 15 jours) : au carré avec les angles arrondis.
  • Soigner la peau autour de l’ongle : traiter les petits traumatismes, les crevasses ; si la peau est sèche, utiliser une crème hydratante pour nourrir le pied.
  • Lutter impérativement contre la transpiration : préférer les chaussettes en coton plutôt que synthétiques. Si cela est possible, éviter de porter les mêmes chaussures 2 jours de suite afin de laisser à la transpiration le temps de s’évacuer. De préférence, utiliser des chaussures en cuir.
  • En prévention, utiliser régulièrement une poudre antimycosique dans les chaussures.
  • Eviter de porter des chaussures de sports en dehors des activités sportives.

Règles à respecter si un ongle est touché

Pour éviter la contamination à d’autres ongles ou à l’entourage :

  • Eviter les soins manucures ou les faux ongles.
  • Changer de chaussettes chaque jour et les laver à 60°.
  • Utiliser systématiquement une poudre antimycosique pour mettre dans les chaussures.
  • Ne pas utiliser la même lime ou le même coupe-ongle pour l’ongle abîmé et les autres ongles. Si ce n’est pas possible, nettoyer l’instrument à l’alcool entre chaque utilisation.
  • Supprimer les tapis de salle de bain pour éviter de contaminer l’entourage (utiliser plutôt une serviette individuelle qui sera posée au sol et lavée régulièrement).
  • Eviter de marcher pieds nus à la maison ou à la piscine.
  • Laver la baignoire, le carrelage… à l’eau de javel.

Mycoses des ongles : les traitements

Les vernis peuvent être utilisés à partir de 18 ans. Ils seront utilisés uniquement si 2 ongles au maximum sont touchés et si la partie contaminée ne concerne que le bord de l’ongle sans en atteindre la matrice.
Si au moins 3 ongles sont touchés, ou si l’ongle est très épaissi, décollé ou surinfecté, il faudra absolument consulter un médecin.


Les vernis à base d’amorolfine (Curanail) s’appliquent avec une spatule (fournie avec le produit) sur l’intégralité de l’ongle une fois par semaine. Le traitement doit être effectué, de préférence, le soir. Au préalable, la partie atteinte doit être nettoyée avec du dissolvant ou avec une lingette nettoyante (pour ôter toute trace de vernis résiduel), puis limée (la lingette nettoyante et la lime sont fournies) avant une nouvelle application de vernis. Curanail est très bien toléré ; seuls quelques rares cas de brûlures, d’allergie au produit ou de rougeurs sont à signaler.

Les vernis à base de ciclopirox (MycosterOnytec) doivent être appliqués chaque soir sur les ongles infectés à l’aide d’un pinceau fourni avec le produit. Il est important pour Onytec de ne pas laver l’ongle dans les 6h suivant l’application (d’où l’intérêt de l’appliquer le soir) car il est soluble dans l’eau. De même, pour ce produit, la solution devra être appliquée sur l’ongle infecté et sur 5mm de peau environnante. Pour Mycoster, un dissolvant devra être utilisé une fois par semaine pour retirer les couches précédentes. La tolérance de ces 2 solutions filmogènes est excellente.

IMPORTANT : quelque soit le vernis utilisé, le traitement devra être scrupuleusement suivi, sans jamais interrompre les applications. Ce traitement sera long car il devra être poursuivi jusqu’à la repousse totale de l’ongle (soit, environ 6 mois pour les mains et 9 à 12 mois pour les pieds). En général, l’amélioration n’est visible qu’au bout de 2 à 3 mois. 

- Publicité -