Un homme souffre-t-il vraiment plus qu’une femme quand il est malade ?

Un homme souffre-t-il vraiment plus qu’une femme quand il est malade ?

Publié le 25 janvier 2016 à 17:29

C’est sûr, on l’a toutes déjà subi et on en a toutes souri « ouh là là, je suis malade, ouh là là comment je vais faire, ouh là là c’est trop dur ! » la plainte de l’homme malade dans toute sa splendeur... Mais se pourrait-il qu’un homme malade souffre plus qu’une femme ou aiment-ils simplement se faire chouchouter quand ils ont un petit rhume ? La réalité n’est peut-être pas ce qu’on imaginait…

Des œstrogènes protecteurs

Lorsqu’on attrape la grippe, le virus entre dans les cellules épithéliales respiratoires, où il se multiplie avant de se répandre dans tous l’organisme. Plus un virus se multiplie, plus l’infection est grave.

Pour vérifier si les œstrogènes pouvaient jouer un rôle protecteur ou non contre la grippe, des scientifiques de l’Université Johns-Hopkins à Baltimore (USA) ont mené une récente étude publiée dans l’American Journal of Physiology.

Les chercheurs ont exposé des œstrogènes à des cellules nasales saines d'hommes et de femmes qu'ils ont ensuite soumis au virus de la grippe.

Les résultats ont montré que les œstrogènes réduisaient la réplication du virus de la grippe dans des cellules nasales de femmes mais pas d’hommes.

Cela prouve donc 2 choses : les œstrogènes peuvent bloquer la réplication du virus grippal, mais les hommes ne possèdent pas de récepteurs aux œstrogènes et sont donc incapables de bloquer cette réplication.

Tout cela pourrait donc expliquer pourquoi les hommes semblent souffrir davantage de la grippe quand ils en sont victimes.

Les femmes plus protégées que les hommes

Cette étude permet de montrer que les œstrogènes seraient un protecteur de la santé des femmes.

Par ailleurs, « d’autres études ont montré que les œstrogènes ont des propriétés antivirales contre le VIH, Ebola et les hépatites », précise Sabra Klein, co-auteur de cette étude.

Désormais, mesdames, il sera donc interdit de se moquer de nos pauvres hommes quand ils seront malades car ils ne font pas que de la comédie !