L’ostéodensitométrie : le meilleur moyen de détecter l’ostéoporose

L’ostéodensitométrie : le meilleur moyen de détecter l’ostéoporose

Publié le 12 octobre 2015 à 14:59

L'ostéodensitométrie permet d'établir le diagnostic d'ostéoporose, afin d'évaluer le risque de fractures. Comment se passe cet examen ? Est-il douloureux ? Est-il remboursé par la Sécurité Sociale ?

Que mesure-t-on avec l’ostéodensitométrie ?

L’ostéodensitométrie permet de mesurer la densité osseuse, c’est-à-dire, la quantité de minéraux présente dans l’os.

Cette mesure permet d’évaluer au mieux l’appauvrissement osseux en fonction de l’âge et d’établir un diagnostic d’ostéoporose à l’origine de fractures.

Des rayons X en faible quantité

On effectue une ostéodensitométrie à l’aide d’un appareil qui émet un faisceau de faible intensité de rayons X et qui mesure la quantité de rayons absorbée par l’os. L'irradiation est faible, 10 fois moins importante que la dose utilisée pour une radiographie pulmonaire.

Plus la densité osseuse est importante, meilleure est l’absorption des rayons X.

La densité osseuse est mesurée en Tscore et, selon l’OMS (Organisation mondiale de la santé), on parle d’ostéoporose quand la densité osseuse est inférieure à un certain seuil, soit un Tscore inférieur à -2,5.

Un examen indolore et rapide

L’ostéodensitométrie est un examen facile à réaliser, indolore et non agressif.

Aucun prélèvement ni injection ne sont nécessaires.

L’ostéodensitométrie se fait, soit au niveau de la colonne vertébrale, soit au niveau du col du fémur, soit sur le poignet.

Le patient est allongé, et l’examen ne dure qu’une quinzaine de minutes.

Cet examen est-il remboursé par la Sécurité Sociale ?

L’ostéodensitométrie est remboursée par l’Assurance Maladie depuis juillet 2006, mais uniquement sous certaines conditions :

Pour un premier examen dans la population générale, quel que soit l'âge et le sexe :

  • En cas de pathologie ou de traitement pouvant entraîner de l'ostéoporose comme une hyperthyroïdie évolutive non traitée ou une corticothérapie de plus de trois mois.
  • En cas de symptômes d’ostéoporose comme un antécédent de fracture spontanée sans traumatisme.

Pour un premier examen chez la femme ménopausée avec certains facteurs de risque :

  • Antécédent de fracture spontanée sans traumatisme chez un parent du 1er degré.
  • Indice de masse corporelle inférieur à 19 kg/m².
  • Ménopause précoce (avant 40 ans).

Pour un deuxième examen :

  • À l'arrêt du traitement anti-ostéoporotique chez une femme ménopausée, en dehors de l'arrêt précoce pour effet indésirable.
  • Chez la femme ménopausée sans fracture, lorsqu'un traitement n'a pas été mis en route après une 1ère ostéodensitométrie montrant une valeur normale ou une ostéopénie, une 2e ostéodensitométrie peut être proposée 3 à 5 ans après la réalisation de la première en fonction de l'apparition de nouveaux facteurs de risque.

L’ostéodensitométrie est, dans tous ces cas, remboursée à 70 % sur la base d'un tarif fixé à 39,96 €.