La gemmothérapie : plongée au coeur de la médecine du bourgeon

La gemmothérapie : plongée au coeur de la médecine du bourgeon

Publié le 12 novembre 2015 à 12:31

Prisées par tous, car naturelles et efficaces, les plantes et les fleurs sont devenues le remède pour de nombreux maux. Peu connue, la gemmothérapie puise sa force dans les bourgeons et les jeunes pousses.

La gemmothérapie, qu’est-ce que c’est ?

La gemmothérapie est une médecine douce qui utilise les tissus embryonnaires frais des végétaux, plus précisément des bourgeons, des radicelles (les plus petites racines des plantes) ou des jeunes pousses d’arbres ou d’arbustes.

Le nom « gemmothérapie » vient du latin « gemma » qui signifie  l’ornement au sens large : cela fait à la fois référence au bourgeon sur l’arbre et à la pierre précieuse sur l’individu.

L’origine de la gemmothérapie remonte au Moyen-âge. Les alchimistes s’en servaient pour fabriquer de nombreux élixirs thérapeutiques, comme les sirops ou les onguents.

Puis, c’est au 20ème siècle que se développa réellement la gemmothérapie grâce au Docteur Pol Henry qui la découvrit dans les années cinquante. Après de nombreuses années de recherche, ce belge l’a baptisa « phyto-embryothérapie ».

Plus tard, c’est le Docteur Max Tetau qui lui donna son nom actuel.

Une efficacité sans pareil

Cette méthode thérapeutique concentre sa puissance dans les tissus embryonnaires en plein développement : en effet, le bourgeon porte en lui toute la puissance de la future plante car il est à la fois racines, tiges, fleurs, feuilles et fruits.

Et c’est justement parce que les tissus de la plante sont au premier stade de leur vie que l’efficacité de la gemmothérapie est multipliée : les cellules du bourgeon renferment un concentré de minéraux, d’enzymes, d’oligo-éléments, de vitamines, de flavonoïdes, de tanins, de polyphénols en quantités beaucoup plus importantes qu’à maturation de la plante. C’est aussi les hormones de croissance, absentes chez la plante adulte, qui décuplent les vertus de cette médecine.

Quels sont les principes de fabrication des produits de gemmothérapie ?

Les bourgeons sont cueillis à l’état frais, juste avant leur éclosion au printemps, ce qui correspond à leur cycle de développement naturel.

On fait ensuite macérer les bourgeons dans un mélange de glycérine, d’eau et d’alcool : cela s’appelle le macérat glycériné qui constitue la base des préparations de gemmothérapie.

Pourquoi utiliser ce mélange de 3 produits pour la macération ?

Tout simplement parce que chacun de ces produits extrait des choses différentes du bourgeon :

  • l’eau extrait les sels minéraux, les vitamines, les flavonoïdes, les sucres et les polysaccharides,
  • l’alcool extrait les alcaloïdes (substances azotées d’origine végétale) dont les exemples les plus connus sont la caféine ou la théine. L’alcool extrait également les hétérosides qui font partie d’une des plus grandes familles de molécules présentes du monde végétal parmi lesquelles on trouve une grande diversité de molécules actives. Citons par exemple : la salicyline, présente dans l’écorce du saule et dont on a extrait l’acide salicylique, plus connu sous le nom d’aspirine !
  • La glycérine extrait les composés liposolubles (flavonoïdes, vitamines), c’est-à-dire des substances solubles dans les lipides.

Les produits de gemmothérapie se présentent sous deux formes :

  • On trouve soit des préparations appelées « macérats concentrés » que l’on appelle le macérat-mère qui peut se comparer à une teinture-mère. Il se consomme dilué dans un peu d’eau à raison de 5 à 15 gouttes par jour. Ce sont eux qui sont le plus utilisé actuellement.
  • On trouve également le « macérat dilué » que l’on fabrique à partir du macérat-mère en le diluant au 1/10ème. Ces préparations gemmothérapiques diluées nécessitent une dose importante pour obtenir suffisamment de principes actifs, et ce en raison de leur faible concentration : les posologies varient en moyenne de 50 à 150 gouttes par jour. Pour cette raison, elles sont donc beaucoup moins utilisées que les macérats concentrés.

Quels sont les domaines thérapeutiques de la gemmothérapie ?

Comme le bourgeon est tout à la fois racines, tiges, fleurs, feuilles et fruits, cela lui octroie un champ d’action très large puisqu’il renferme une diversité de principes actifs plus grande que dans les différentes parties de la plante prises isolément.

De manière générale, la « médecine des bourgeons » est préventive et régulatrice. Elle agit en profondeur, protégeant des maladies infectieuses, du vieillissement de l’organisme (arthrose, ralentissement des fonctions cérébrales…) et régule certains troubles du métabolisme, notamment ceux liés à la nutrition, à la digestion et à  l’élimination.

Voici quelques exemples d’utilisation de bourgeons :

  • Le cassis pour les inflammations et les allergies
  • Le bouleau pour l’élimination, la détox et le drainage
  • Le marronnier pour la circulation veineuse
  • Le tilleul pour le stress et le sommeil
  • Le chêne pour la fatigue et la convalescence
  • L’églantier pour les affections respiratoires…

Où trouver des produits de gemmothérapie et à quelles posologies ?

Préférez les marques Bio, la qualité n’en sera que meilleure.

La plupart des marques sont vendues en pharmacie ou parapharmacie comme Vitaflor®, Herbiolys®, Herbalgem®…

En règle générale, on utilise les bourgeons par voie orale, sous forme de gouttes, et plutôt en dehors des repas, 1 à 3 fois par jour.

Pour les macérats-mères, (ou macérat glycériné concentré), il est conseillé de prendre 5 à 15 gouttes par jour.

La gemmothérapie peut être utilisée par tout le monde y compris les enfants (en principe 1 goutte pour 10 kg) et les femmes enceintes (5 gouttes par jour).

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