L’implant contraceptif : une contraception continue pendant 3 ans

L’implant contraceptif : une contraception continue pendant 3 ans

Publié le 08 juin 2015 à 09:00

L’implant contraceptif est un mode de contraception peu connu. Pourtant, il est fiable à plus de 99 % et se révèle un bon compromis lorsqu’on ne peut pas supporter les stérilets ou quand on oublie trop souvent sa pilule. Un point pour tout savoir sur ce système de contraception.

L’implant contraceptif, qu’est-ce que c’est ?

L’implant contraceptif est un système de contraception qui permet de délivrer de la progestérone (étonogestrel) en continu : cela bloque l'ovulation et modifie la glaire cervicale afin de s'opposer à la progression des spermatozoïdes.

En France, l’implant contraceptif est connu sous le nom de Nexplanon®.

Il est indiqué aux femmes qui ne veulent pas prendre la pilule tous les jours ou qui oublient souvent leur pilule, ainsi qu'à celles présentant des contre-indications aux œstro-progestatifs, ou bien au stérilet.

Il se présente sous forme d’un petit bâtonnet en matière plastique souple d’une taille de 4 cm de long sur 2 millimètres de large. Ce bâtonnet est inséré sous la peau de l’avant-bras.

Comment se passe la pose ? Est-ce que ça fait mal ?

Avant la pose de l’implant contraceptif, le médecin effectue une anesthésie locale. Puis, il fait une petite incision et place l’implant sous la peau, à l’intérieur de l’avant-bras, à l’aide d’une aiguille creuse.

La pose ne dure que quelques minutes et est totalement indolore.

La cicatrice ne mesure pas plus de 2 millimètres.

L’implant contraceptif est-il efficace ?

La concentration en progestérone est suffisante pour assurer une contraception dès 24 heures après sa pose.

Il permet une contraception efficace, à plus de 99%.

L’implant contraceptif est-il bien toléré ? Existe-t-il des effets secondaires ?

Une fois en place, l’implant contraceptif est bien toléré et absolument pas douloureux.

Quelques effets secondaires peuvent apparaître après la pose d’un implant et notamment des changements dans les saignements vaginaux : apparition de saignements irréguliers (absents, moins fréquents, plus fréquents ou continus) et de changements de l'intensité des saignements (réduits ou augmentés) ou de leur durée.

Des saignements fréquents ou prolongés ont été rapportés chez 1 femme/5. De même, des aménorrhées ont été rapportées chez 1 femme/5 également.

Des tensions mammaires, une apparition d’acné, des maux de tête, ainsi qu’une prise de poids peuvent également survenir après la pause d’un implant.

A quel moment du cycle, l’implant doit-il être posé ?

Avant toute mise en place d’un implant, il est important de vérifier qu’il n’y a pas de grossesse en cours.

Ensuite, tout dépend des cas :

  • Si la femme n’utilisait pas de contraception hormonale au cours du mois précédent, l'implant doit être inséré entre le 1er jour (premier jour des menstruations) et le 5ème jour du cycle menstruel, même si la femme saigne toujours.
  • Si la femme veut poser un implant en relais d'un contraceptif hormonal combiné (contraceptif oral œstro-progestatif, anneau vaginal ou patch transdermique), l'implant doit être inséré de préférence le lendemain de la prise du dernier comprimé actif (le dernier comprimé contenant les substances actives) de son précédent contraceptif oral combiné ou le jour du retrait de l'anneau vaginal ou du patch transdermique.
  • Si la femme utilisait une contraception progestative uniquement, elle peut passer de la pilule purement progestative à l’implant contraceptif n'importe quel jour du mois (l'implant doit être inséré dans les 24 heures suivant la prise du dernier comprimé).
  • Si la femme avait un stérilet (système intra-utérin), il faut insérer l'implant le jour du retrait du stérilet.
  • Après une grossesse et si la femme n’allaite pas, l'implant doit être inséré entre le 21ème et le 28ème jour après l'accouchement. Si la femme allaite, l'implant doit être inséré après la 4ème semaine suivant l'accouchement.

Quelle est la durée d’efficacité d’un implant ?

La durée d'utilisation de l'implant contraceptif est d'environ 3 ans.

Le retrait se fait sous anesthésie locale et n’est pas douloureux. Un nouvel implant peut être inséré dans le même bras et par l'incision effectuée pour retirer le précédent implant.

Il faut quand même noter que quelques cas de migration de l'implant ont été rapportés : celui-ci peut avoir effectué un déplacement mineur par rapport à la position d'origine. Le retrait peut nécessiter une incision plus large et plus de temps.

Existe-t-il des contre-indications pour la pose d’un implant ?

Bien évidemment, la grossesse est une contre-indication formelle.

Par ailleurs, on ne met pas d’implant à des personnes ayant eu un accident thromboembolique veineux évolutif, souffrant d’affection hépatique sévère ou d’une tumeur maligne.

De même, on évite la pose de l’implant chez les femmes qui ont des hémorragies génitales non diagnostiquées.

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