8 gestes qui peuvent sauver une vie

8 gestes qui peuvent sauver une vie

Publié le 06 juin 2013 à 16:00

Vous assistez à un malaise, mais vous êtes incapable de réagir car vous n’avez aucune idée des premiers gestes à accomplir ?

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Quels réflexes faut-il avoir en premier ?

Nombreuses sont les personnes qui pensent que les premiers gestes de secours nécessitent un apprentissage complexe et long. Pourtant, il n’en est rien, les gestes qui sauvent ne sont pas plus compliqués que de téléphoner pour alerter les secours.

Savez-vous que chaque année, 10 000 vies pourraient être épargnées si une personne sur cinq connaissaient les premiers gestes d’urgence ? Malheureusement, à peine 7% des français connaissent ces gestes qui sauvent.

Prévenir les secours

Préserver les victimes en attendant les secours est très important. Cependant, le premier réflexe sera de prévenir les secoursL’alerte est une action capitale qui va parfois conditionner le devenir de la victime. En effet, celle-ci permet l’arrivée rapide de moyens de secours adaptés sur le lieu de l’accident.

Pour qu’elle soit efficace, l’alerte doit être correctement effectuée :

Tout d’abord, il est indispensable de faire un examen rapide de l’état du blessé (arrêt cardiaque, arrêt respiratoire, saignement…).

En France, il existe 3 numéros d’urgence : le 15 pour le SAMU, en charge des problèmes médicaux d’urgence, le 18 pour les pompiers, qui assurent les premiers secours en cas d’incendie ou d’accident de la route, le 112 numéro d’urgence européen qui permet de joindre le poste de secours le plus proche.

Le message à transmettre doit être clair, concis mais complet ; vous devez indiquer :

La localisation précise de l’accident (ville, numéro de rue, appartement, code d’entrée si nécessaire…).

La nature de l’accident : malaise, accident de voiture, étouffement, incendie…

Le nombre de personnes concernées.

L’état apparent de  chaque victime.

Les gestes déjà effectués ou en cours sur chaque victime.

Ne raccrochez pas avant que les secours ne vous aient confirmé la bonne compréhension de vos informations et ne vous aient posé d’éventuelles questions supplémentaires.

Surtout, essayez de garder votre calme, ne serait-ce que pour rassurer la ou les victimes.

Que faire si la victime est inconsciente ?

Vérifier que la victime respire

En tout premier lieu, il faut vérifier que la victime respire. Pour cela, basculez la tête en arrière en mettant son menton vers le haut (une main sur le front et deux doigts de l’autre main en crochet sous l’os du menton : ceci permet de décoller la langue qui peut obstruer les voies respiratoires). Approchez votre joue et votre oreille de son nez et de sa bouche pour sentir son souffle et éventuellement entendre les bruits de la respiration. Avec vos yeux vérifiez que sa poitrine et son ventre se soulèvent. Si vous possédez des lunettes ou un miroir, placez-les devant sa bouche et son nez pour voir si de la buée apparaît.

La position latérale de sécurité

Si la victime respire, en attendant les secours,  placez-la en position latérale de sécurité pour l’aider à maintenir ses voies respiratoires libres et pour éviter qu’elle ne s’étouffe en vomissant ou qu’elle n’avale sa langue.

Rappel sur la position latérale de sécurité : commencez par desserrer tous ses vêtements. Puis faites rouler la victime sur le côté après avoir écarté le bras du côté du retournement. Vous devez accompagner le retournement de la victime afin de limiter au maximum les mouvements de la colonne vertébrale. Une fois sur le côté, la position de la victime est stabilisée en ajustant la jambe située au dessus de telle sorte que le genou et la hanche soient à angle droit. Ouvrez ensuite la bouche et orientez-la légèrement vers le bas pour permettre l’écoulement des liquides vers l’extérieur.

 

Si la victime ne respire pascommencez immédiatement les manœuvres de réanimation. Allongez la personne sur le dos et commencez le bouche à bouche. Si le cœur ne bat pas, alterner le bouche à bouche avec le massage cardiaque.

Le bouche à bouche

Maintenez le menton de la victime vers le haut et ouvrez sa bouche. Placez la tête de la victime en arrière et pincez le nez pour empêcher toute fuite d’air. Prenez une inspiration profonde et placez votre bouche sur celle de la victime. Soufflez deux fois pour que sa poitrine se soulève. Reprenez de l’air et réalisez une nouvelle insufflation. Si, après deux insufflations la victime ne bouge pas, ne tousse pas, commencez immédiatement le massage cardiaque.

Le massage cardiaque

La victime doit être allongée sur une surface dure. A genou à côté de la victime, placez le talon d’une main au centre de la poitrine, sur la ligne médiane. L’autre main vient se positionner au dessus (les doigts doivent être relevés, sans contact avec le thorax). Réalisez 30 appuis verticaux réguliers et rapides, bras tendus. Comptez à voix haute en intercalant des « et » entre les chiffres (un et deux et trois et quatre…). Intercalez deux insufflations toutes les trente compressions thoraciques (pour les enfants cinq compressions pour une ventilation).

Étouffement, plaie qui saigne, brûlure : que faire ?

Obstruction des voies aériennes 

La détresse d’une personne qui s’étouffe est facilement identifiable ; la victime est souvent en train de manger ou de jouer avec un objet porté à sa bouche s’il s’agit d’un enfant. La victime porte alors les mains à sa gorge, ne peut plus respirer, ne peut pas tousser.

Afin de déloger le corps étranger qui obstrue les voies aériennes, on commence par donner cinq claques dans le dos de la victime, entre les omoplates, avec le plat de la main, après l’avoir penché en avant si c’est un adulte ou basculé sur les genoux s’il s’agit d’un enfant. En cas d’inefficacité, il vous faudra utiliser la méthode de Heimlich : vous devez vous placer derrière la victime, passer vos bras sous les siens, puis placer le poing d’une main recouvert de l’autre au dessus du nombril et en dessous du sternum. Une traction brutale vers l’arrière et vers le haut permet de comprimer l’air contenu dans les poumons de la victime et d’expulser le corps étranger (effet de piston). Si nécessaire, répétez cette manœuvre cinq fois. Si l’obstruction persiste, renouvelez cinq tapes dans le dos, puis cinq compressions abdominales, et ainsi de suite.

Saignement important 

La première mesure à prendre est de comprimer la plaie avec votre main et de maintenir cette compression jusqu’à l’arrivée des secours. Si vous devez appeler vous-même les secours, utilisez un linge propre (foulard, cravate…) pour compresser la plaie. Pour éviter un malaise suite à la perte de sang, pensez toujours à allonger la victime en surélevant les jambes.

Face à certaines hémorragies (corps étrangers dans la plaie, fracture ouverte), on ne peut pas comprimer directement la plaie. Surtout ne retirez pas le corps étranger. Vous devez alors effectuer une compression en amont de l’hémorragie. Il vous faut comprimer l’artère située entre le cœur et le saignement et maintenir cette compression jusqu’à l’arrivée des secours.

Brûlure grave 

Quel que soit l’étendue de la brûlure, il faut refroidir le plus rapidement possible la zone brûlée afin de diminuer l’extension de la brûlure, de limiter ses conséquences et de soulager la douleur. Pour cela vous devez arroser la zone brûlée avec de l’eau froide pendant une dizaine de minutes, en retirant les vêtements (sauf ceux qui adhèrent à la peau). Si la brûlure est étendue, vous devrez allonger la victime en attendant les secours.

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