Une radiographie, pour quoi faire ?

Une radiographie, pour quoi faire ?

Publié le 05 août 2014 à 11:57

Quand on pense radiographie, on pense souvent à fracture (jambe ou bras cassé…). Pourtant, la technique « radio » englobe un tas d’examens comme la mammographie, l’ostéodensitométrie, l’urographie…

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La radiographie, comment ça marche ?

La partie du corps à observer  est soumise à un faisceau simple de rayons X.

Elle permet d’obtenir une image bidimensionnelle dont le contraste dépend de la densité de la structure observée. Ainsi, les rayons X ne traversent pas les structures denses comme les os qui apparaissent en blanc, tandis que les poumons, structure creuse, apparaissent en noir. Les parties de densité moyenne apparaissent en gris (muscles, peau).

On peut faire des radiographies de tout le corps pour diagnostiquer certains troubles anatomiques ou physiologiques :

  • os, articulations : fractures, malformations, arthrose…
  • seins : kyste, tumeur…
  • abdomen : perforation digestive, calculs au niveau du rein ou de la vésicule…
  • poumons : tumeur, infections, lésions de tuberculose…

Cet examen n’est absolument pas douloureux et ne dure que quelques minutes (le temps de prendre quelques clichés dans différentes positions).

Il n’est généralement pas nécessaire d’être à jeun.

Les femmes enceintes ne doivent pas être soumises aux rayons X, sauf en cas d’urgence (même si les quantités de rayons X sont très faibles).

Les techniques courantes de radiographie

Radio des os

Cet examen est utilisé classiquement en cas de traumatisme lorsqu’on soupçonne une fracture sur un os.

Radio du thorax

Le patient se place torse nu devant la plaque radiographique et il gonfle ses poumons le temps de prendre les clichés.

L’image obtenue permet de visualiser les poumons avec d’éventuelles lésions pulmonaires (œdème du poumon, infections pulmonaires, pneumopathie infectieuse, tuberculose), le cœur les gros vaisseaux et le médiastin en général (toute la partie située au milieu du thorax).

Mammographie

La patiente est torse nu. Le radiologue comprime le sein entre une plaque transparente et le plateau porte-film.

L’image obtenue permet de détecter une grosseur, un cancer du sein ou certaines lésions pré-cancéreuses.

Cet examen est préconisé tous les 2 ans chez les femmes de plus de 50 ans.

Ostéodensitométrie

Cet examen mesure la densité osseuse, notamment chez les femmes après la ménopause pour vérifier les risques éventuels de fracture. Généralement, l’ostéodensitométrie se mesure sur les os du poignet ou du col du fémur.

Pour la mesure de l’ostéodensitométrie, la patiente est allongée : la différence obtenue entre la quantité de rayons X émise et celle reçue par l’appareil permet de savoir ce que l’os a absorbé et donc d’évaluer sa densité.

Urographie intraveineuse

Cet examen permet de visualiser tout le système urinaire (vessie, rein, uretère, urètre).

Cette technique se déroule en 2 temps : le patient est allongé, on prend un premier cliché qui servira de référence, puis on injecte un produit iodé avant que le radiologue n’effectue un ou plusieurs autres clichés.

L’urographie permet, par exemple, de localiser un calcul ou encore de vérifier le bon fonctionnement du système urinaire (évacuation correcte des urines).

Angiographie

Cet examen permet de visualiser les vaisseaux sanguins et toutes leurs ramifications, notamment au niveau du cœur, des poumons, du cerveau… pour déceler d’éventuelles anomalies (anévrisme ou plaques d’athérome).

Cette technique nécessite l’injection d’un produit de contraste iodé.

Radiographie gastro-intestinale

Cet examen sert à observer la fonction digestive (œsophage, estomac et première partie de l’intestin grêle). Il permet de détecter des anomalies comme des tumeurs, des ulcères ou l’inflammation de l’estomac, de l’œsophage ou de l’intestin grêle.

Cette technique nécessite l’absorption d’un produit de contraste blanc éclatant (le baryum) que l’on fait boire au patient.

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