IVG : interruption volontaire de grossesse… Pour qui ? Comment ?

IVG : interruption volontaire de grossesse… Pour qui ? Comment ?

Publié le 10 novembre 2014 à 10:36

Interrompre volontairement sa grossesse est un droit pour chaque femme, qu’elle soit majeure ou mineure. Mais comment procéder ? Quel médecin consulter ? Comment cela se passe-t-il en pratique ? Est-ce remboursé ?

Pour qui ?

L’IVG est autorisée pour toutes les femmes enceintes de moins de 12 semaines de grossesse ou 14 semaines d’aménorrhée.

Cette intervention peut être réalisée dans un établissement de santé public ou privé autorisé, ou par un médecin libéral, selon l’avancée de la grossesse.

Une décision tout à fait personnelle

Une femme mariée peut décider de mettre un terme à sa grossesse même sans le consentement de son mari.

Pour une jeune fille mineure, des dérogations sont accordées en cas de rupture de dialogue avec sa famille. Toutefois, une personne majeure devra l’accompagner.

L’anonymat et le secret médical sont assurés par les professionnels de santé.

Comment cela se passe-t-il en pratique ?

Avant de pratiquer une interruption volontaire de grossesse, 2 visites médicales sont obligatoires, avec un délai de réflexion d’une semaine entre les deux (ce délai peut être réduit à 48 h en cas d’urgence).

Un entretien psycho-social est proposé aux femmes. Il est obligatoire chez les mineures.

En fonction de l’avancée de la grossesse, il existe 2 possibilités d’IVG : l’IVG médicamenteuse ou l’IVG chirurgicale.

IVG médicamenteuse

Cette méthode est utilisée jusqu’à la 7ème semaine de grossesse (9ème semaine d’aménorrhée).

Elle peut être pratiquée en médecine de ville (cabinet médical, centre de santé, centre de planification familiale) jusqu’à la fin de la 5ème semaine de grossesse (7ème semaine d’aménorrhée). Au-delà de la 5ème semaine de grossesse, elle est pratiquée en établissement de santé (hôpital ou clinique).

L’IVG médicamenteuse se déroule en 3 étapes :

  • Lors de la première consultation, le médecin donne un premier médicament, la mifépristone (pilule RU446 abortive), qui bloque le développement de la grossesse et entraîne le décollement puis le détachement de la muqueuse utérine.
  • Lors de la seconde consultation, 36 à 48 h plus tard, le médecin administre un autre médicament, le misoprostol, qui accentue les contractions et provoque l’expulsion de l’œuf.
  • Lors de la troisième consultation, 10 à 14 jours plus tard, le médecin vérifie que la grossesse a bien cessé et que l’œuf est expulsé. Si ce n’est pas le cas, une aspiration chirurgicale sera alors nécessaire.

Dès la fin de l’IVG, le médecin prescrit une pilule contraceptive pour un mois.

IVG chirurgicale

L’IVG chirurgicale est pratiquée en établissement de santé (hôpital ou clinique).

Cette technique repose sur l’aspiration de l’œuf grâce à une canule introduite dans le col de l’utérus préalablement dilaté par un médicament.

Cette opération peut être réalisée sans anesthésie (avec des méthodes de relaxation), sous anesthésie locale ou sous anesthésie générale.

Elle dure de 20 à 30 minutes, mais la patiente reste hospitalisée entre 3 et 6 heures selon le type d’anesthésie.

Cette méthode est efficace dans 99,7 % des cas.

Y-a-t’il des risques ?

Comme toute intervention chirurgicale, il existe certains risques mais qui sont toutefois très rares : saignements abondants, douleurs, pertes anormales, fièvre.

L’IVG est-elle remboursée ?

L’IVG est remboursée à 100 % par la Sécurité Sociale.

Le tarif forfaitaire de l’IVG médicamenteuse est fixé à 191,74 € et à 257,91 € pour l’IVG chirurgicale.

L’IVG fait partie des exceptions au parcours de soin coordonnés, c’est-à-dire qu’il est possible de consulter un médecin autre que le médecin traitant habituel. Par ailleurs, l’accès au gynécologue est libre, sans passer auparavant par un médecin traitant.

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