Pilules de 3ème et 4ème générations : un risque accru de thrombose veineuse confirmé

Pilules de 3ème et 4ème générations : un risque accru de thrombose veineuse confirmé

Publié le 27 mai 2015 à 17:12

Une nouvelle étude vient de confirmer les risques augmentés d’apparition de caillots sanguins avec les pilules de 3ème et de 4ème générations par rapport aux patientes n’utilisant pas de pilules et par rapport à celles qui utilisent des pilules de 1ère et de 2ème générations.

La polémique continue

La polémique  autour des pilules de 3ème et 4ème générations avait éclaté fin 2012 quand Marion Labat eut déposé une plainte après avoir eu un AVC qu’elle pensait être dû à la prise de Méliane®, un contraceptif de 3ème génération.

63 nouvelles plaintes avaient succédé à celle-ci en février 2013, entraînant notamment un déremboursement de ces pilules de 3ème et de 4ème génération et des recommandations de l’Agence de sécurité du médicament stipulant que les médecins ne pouvaient prescrire ces pilules qu’avec une preuve écrite et signée qu’ils avaient bien vérifié l’absence de facteurs de risques chez les patientes.

Les risques se confirment

Une nouvelle étude, publiée dans la revue The British Medical Journal, vient renforcer les précédentes en  indiquant que ces nouveaux contraceptifs oraux combinés de 3ème et de 4ème générations (à base de drospirénone, désogestrel et cyprotérone) multipliaient par 4 le risque de thrombose veineuse (formation de caillots) chez les patientes par rapport à celles ne prenant pas de contraceptif.

Par ailleurs, le risque de thrombose veineuse serait près de 2 fois plus important par rapport à celles utilisant les pilules les plus anciennes de 1ère et de 2ème générations (à base de lévonorgestrel, noréthisterone ou norgestimate).

Pourquoi ces pilules ne sont-elles pas retirées du marché ?

En 2013, l'Agence européenne du médicament (EMA) a procédé à une réévaluation suite à des cas d'embolies pulmonaires et avait conclu que les bénéfices des pilules de 3ème et 4ème générations restaient toutefois supérieurs aux risques, car leur efficacité reste très sûre.

En comparaison, par exemple, le risque de thrombose veineuse est multiplié par 10 lorsqu'une femme est enceinte.

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