L’aspartame, considéré dorénavant sans risque

Publié le 11 décembre 2013 à 09:00

La consommation d’aspartame est jugée sans risque par l’Autorité européenne de sécurité des aliments.

L’aspartame, un édulcorant sucrant boissons et aliments, est un sujet de controverse depuis de nombreuses années. Dans son rapport sorti ce mardi 10 décembre, l’EFSA (Agence Européenne de sécurité des Aliments) déclare ce produit sans risque pour la santé.

 

Pour parvenir à ces conclusions l’EFSA a étudié toute la littérature scientifique disponible à ce jour, soit 112 études au total et 200 commentaires (recherche tant sur l’homme que sur l’animal).

 

Les doses journalières acceptables d’aspartame établies actuellement à 40mg/kg n’engendrent aucun danger sur la santé des patients en bonne santé. Ainsi, un enfant de 20kg peut boire un litre et demi de soda édulcoré par jour en restant sous ce seuil. Autre exemple, pour atteindre la dose maximale autorisée, un adulte de 60 kg devrait boire 12 canettes par jour d’un soda contenant de l’aspartame à haute dose (et la plupart des sodas contiennent de faibles doses d’aspartame) !

 

Attention toutefois aux personnes atteintes de phénylcétonurie qui doivent suivre un régime pauvre en phénylalanine (acide aminé présent dans l’aspartame).

 

Pourquoi l’aspartame a-t-il toujours été montré du doigt ?

L’aspartame, une fois ingéré, se décompose en acide aspartique, phénylalanine et méthanol. Ces produits de décomposition ont été cités comme étant dangereux. Cependant, ils ne le sont absolument pas aux doses présentes dans les produits édulcorés contenant de l’aspartame (ils sont d’ailleurs présents naturellement dans certains aliments, comme le méthanol que l’on trouve dans les fruits et légumes). La phénylalanine n’est toxique qu’à très haut niveau de consommation, ce qui ne correspond pas du tout à la consommation normale d’aspartame.

 

Les experts ont repoussé tous les risques potentiels qui avaient été évoqués avec la consommation de cet édulcorant : l’aspartame n’a pas d’effets négatifs sur le cerveau, sur les gènes ou le système nerveux ; il n’entraîne pas un risque accru de cancer, de problèmes de comportements, ni de troubles du fonctionnement cognitif chez les adultes et les enfants ; il n’y pas non plus de risque pour le développement du fœtus lorsque la femme enceinte en consomme.

Un seul doute persiste : le risque accru de développement d’un diabète soulevé en février dernier par l’Inserm.

 

Ces conclusions vont rassurer l’industrie agro-alimentaire confrontée depuis de nombreuses années à une méfiance des consommateurs face aux sodas, yaourts, chewing-gums ou produits de régime contenant de l’aspartame. Pour rappel, on trouve de l’aspartame dans près de 6 000 produits de consommation courante et 500 produits pharmaceutiques.