Cancer du col de l’utérus : bientôt des tests urinaires

Cancer du col de l’utérus : bientôt des tests urinaires

Publié le 22 septembre 2014 à 11:23

Alors qu’un rapport des Autorités de Santé préconisait, la semaine dernière, la vaccination des jeunes filles à partir de 9 ans contre le papillomavirus, des tests urinaires pourraient bien faire leur apparition prochainement pour lutter également contre le cancer du col de l’utérus.

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Un dépistage recommandé tous les 3 ans

Un cancer du col de l’utérus commence par la présence de cellules anormales dans la partie basse de l’utérus. La transformation de ces cellules anormales en cellules cancéreuses est lente, en 10 ou 15 ans.

C’est pour détecter ces cellules anormales avant qu’elles ne deviennent cancéreuses que les Autorités de Santé préconisent un dépistage régulier en effectuant un frottis cervical tous les 3 ans chez les femmes âgées de 25 à 65 ans. Pourtant, cet examen invasif reste boudé par les femmes puisque seulement une sur deux l’effectue régulièrement.

Chez les jeunes filles, il existe, par ailleurs, des vaccins (Gardasil®, Cervarix®) qui permettent de réduire le risque de développer cancer du col de l’utérus.

Un dépistage par test urinaire

La plupart des cancers du col de l’utérus sont causés par les papillomavirus humains (HPV).

Des chercheurs britanniques ont compulsé 14 études existantes qui comparaient l’efficacité de tests urinaires pour détecter les papillomavirus : les résultats de cette étude, publiée sur le site Internet de la revue British Medical Journal, ont montré l’efficacité de ces tests urinaires : la sensibilité de ces tests effectués sur 1 443 femmes a été décrite comme « modérée » pour repérer les cas positifs (de l’ordre de 87 %) et comme « élevée » pour la détection des cas négatifs (de l’ordre de 94 %). Les résultats sont d’autant plus précis qu’ils sont effectués sur les urines du matin.

Les auteurs de l’étude précisent, toutefois, que ces tests urinaires ne peuvent pas remplacer complètement les frottis. En effet, ils permettent de repérer les femmes contaminées par le papillomavirus et qui ont donc des risques de développer un cancer du col de l’utérus, mais ne permettent pas de vérifier la présence de cellules cancéreuses ou pré-cancéreuses : un résultat positif implique un contrôle par frottis.

Ces tests urinaires seraient donc plutôt une alternative peu coûteuse qui permettrait de toucher des femmes qui n’ont pas un suivi gynécologique régulier.

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