Quels sont les domaines médicaux où l’hypnose fonctionne réellement ?

Quels sont les domaines médicaux où l’hypnose fonctionne réellement ?

Publié le 11 septembre 2015 à 15:18

Si l’hypnose existe depuis des centaines d’années, il reste encore aujourd’hui difficile de juger clairement de son utilité dans le domaine médical. Dans un rapport remis à la Direction Générale de la Santé, les chercheurs de l’Inserm ont évalué l’efficacité de cette pratique de médecine complémentaire dans certaines de ses indications (santé des femmes, troubles digestifs, chirurgie, psychiatrie…).

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Les  conclusions de cette étude montrent que l’hypnose ne présente un réel intérêt que dans 2 domaines médicaux précis.

Intérêt thérapeutique en cas de côlon irritable

L’étude menée par les chercheurs de l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) montre que l’hypnose permet une amélioration de la qualité de vie chez les patients atteints du syndrome du côlon irritable.

Cette pathologie se manifeste par des douleurs au ventre, des sensations de ballonnement et des phases de diarrhées ou constipations, altérant la qualité de vie des personnes atteintes.

Les études testant l’hypnose pour traiter cette pathologie confirment son potentiel : des séances régulières d’hypnothérapie limitent les symptômes digestifs.

Moins de médicaments en cas d’anesthésie

Les chercheurs se sont intéressés à la pratique de l’hypnosédation pendant des actes chirurgicaux ou des radiologies, comme l’extraction des dents de sagesse, une biopsie mammaire, une interruption de grossesse …

Pendant ces interventions, des médicaments sont administrés pour calmer les douleurs mais aussi l’anxiété.

Le rapport de l’Inserm montre que, grâce à l’hypnose, l’usage de ces médicaments est réduit durant ces interventions.

Pas d’intérêts pour les autres pratiques médicales

Les études analysées par les scientifiques de l’Inserm n’ont pas permis de conclure à un intérêt de l’hypnose dans les autres domaines médicaux, comme la prise en charge de la douleur pendant l’accouchement, la prévention de la dépression post-partum, la schizophrénie, le sevrage tabagique, les soins dentaires chez l’adulte et l’enfant.

Très peu de risques liés à l’hypnose

Le rapport de l’Inserm confirme également que les risques liés à l’hypnose sont particulièrement limités.

Aucun effet indésirable grave ne paraît attribuable à l’hypnose. D’après les chercheurs, on ne peut pour autant exclure l’existence de tels évènements indésirables mais s’ils existent, leur incidence est relativement faible.

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