Un traitement peu connu contre les allergies : la micro-immunothérapie

Un traitement peu connu contre les allergies : la micro-immunothérapie

Publié le 07 avril 2015 à 10:00

Eternuements, larmoiements, nez qui coule… la saison pollinique a fait son retour au grand dam des personnes allergiques ! Pourtant certaines solutions existent pour soulager les problèmes allergiques, et notamment la micro-immunothérapie.

Comment éviter l’allergie ?

10 à 20 % des français souffrent d’allergie saisonnière ou « rhume des foins ». Bon nombre de personnes allergiques se contentent d’attendre que ça se passe (la saison des pollens, en effet, ne dure qu’un temps) et se satisfont d’un traitement symptomatique en automédication. Cependant, 40 % des rhinites allergiques évoluent vers une affection plus grave, l’asthme.

Il apparaît donc important d’agir préventivement pour éviter les complications et améliorer la qualité de vie des personnes allergiques. Pour cela, 3 axes permettent d’enrayer la réponse allergique :

• la désensibilisation (immunothérapie allergénique) par voie cutanée ou sublinguale, qui consiste à éduquer le système immunitaire à tolérer l’allergène en lui présentant des quantités croissantes de la substance incriminée. C’est un protocole long (de 3 à 5 ans).

• l’homéopathie, qui peut être utilisée en prévention en variant les dilutions.

• la micro-immunothérapie, qui consiste à rééquilibrer la réponse immunitaire en agissant directement sur le mécanisme même de son fonctionnement.

La micro-immunothérapie, comment ça marche ?

L’allergie est une réaction excessive inadaptée du système immunitaire face à une substance étrangère inoffensive qu’il va considérer comme « intruse ». Les cellules immunitaires de la personne allergique, à chaque fois qu’elles reconnaissent l’allergène, vont entraîner la sécrétion de certains médiateurs, comme l’histamine à l’origine de l’inflammation des muqueuses caractéristiques de l’allergie.

Le propre de la micro-immunothérapie est d’agir directement sur le système immunitaire en modulant ses fonctions. Partant du principe que, dans la réaction allergique, cette réaction immunitaire est disproportionnée, la micro-immunothérapie va restaurer la régulation du système immunitaire pour rétablir une réponse appropriée face à un antigène inoffensif et inverser le processus allergique.

Mais au lieu d’agir en bout de chaîne des réactions inflammatoires comme le font les médicaments classiques, la micro-immunothérapie va agir en amont : elle n’empêche pas le grain de pollen de déclencher la réaction, mais elle vise à freiner le recrutement de cellules spécifiques de la réponse allergique.

Sous quelle forme se présente le traitement ?

Les médicaments de la micro-immunothérapie sont des protéines, des cytokines, des facteurs de croissance, des acides nucléiques (tous des médiateurs de la réponse immunitaire) préparés en très hautes dilutions (de l’ordre du picogramme), comme sur le principe de l’homéopathie, garantissant ainsi l’absence d’effets secondaires. C’est d’ailleurs sur un support homéopathique que ces médicaments sont dispensés par voie orale : les granules vont fondre sous la langue et diffuser rapidement au niveau du circuit lymphatique du plancher buccal.

Quand prendre un traitement micro-immunothérapique ?

En cas d’allergie, il est conseillé de commencer le traitement un ou deux mois avant la période allergique, afin de préparer les muqueuses respiratoires et de moduler le système immunitaire.

Au fur et à mesure des années, on parvient à modifier l’information de départ, celle qui déclenche la réaction immunitaire et ce, dès que le grain de pollen arrive au niveau du nez. Cela ressemble à une forme de désensibilisation.

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