Piqûre de guêpe : savoir reconnaître l’urgence

Piqûre de guêpe : savoir reconnaître l’urgence

Publié le 28 juillet 2014 à 10:02

L’allergie à une piqûre de guêpe, d’abeille ou de frelon peut être extrêmement grave et peut parfois conduire au décès. Il est donc important de reconnaître les premiers symptômes et de savoir comment réagir.

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Une réaction allergique, comment ça marche ?

Lorsqu’un allergène (venin, aliment ou même médicament) est introduit pour la première fois dans un organisme, il peut produire une réaction immunitaire particulière chez certaines personnes prédisposées. Des anticorps spécifiques, les IgE (immunoglobulines E) se développent.

Lors d’un deuxième contact avec l’allergène, les cellules de notre organisme qui portent les IgE reconnaissent cet allergène et libèrent certaines substances inflammatoires comme l’histamine : ces substances provoquent une constriction des bronches, une vasodilatation (dilatation des vaisseaux sanguins), une inflammation des tissus… Souvent les symptômes se limitent à des démangeaisons, une rhinite, de l’asthme, des larmoiements. Mais parfois les manifestations peuvent être beaucoup plus graves : il s’agit de l’œdème de Quincke ou du choc anaphylactique.

L’œdème de Quincke

L’œdème de Quincke (encore appelé angio-œdème) se présente sous forme d’une crise d’urticaire aigüe.

L’urticaire classique touche les tissus cutanés et apparaît sous forme de papules (boutons) ou de plaques.

L’œdème de Quincke se forme dans la couche la plus profonde de la peau, l’hypoderme, provoquant un gonflement de toutes les muqueuses : gonflement spectaculaire et brutal des lèvres, des paupières, du visage tout entier, de la gorge, voire même des organes génitaux. Une hyper salivation est souvent associée à l’œdème de Quincke. Par contre, le patient ne ressent généralement pas de démangeaisons, mais plutôt une tension sous la peau et des difficultés à respirer : ce phénomène peut entraîner le décès de la personne par étouffement !

Le choc anaphylactique

Le choc anaphylactique est la forme la plus dangereuse des réactions allergiques : une libération brutale des médiateurs de l’inflammation (histamine, leucotriènes…) entraîne des symptômes graves :

  • une bronchoconstriction : les bronches se pincent, une toux sèche et des difficultés respiratoires apparaissent.
  • Une vasodilatation entraînant un choc hypovolémique : le sang part des extrémités pour aller vers le cœur, les patients deviennent très pâles avec les extrémités très froides, la tension est très basse et le rythme cardiaque s’accélère pour essayer de relancer la circulation sanguine.
  • Une irruption cutanée avec des picotements et une sensation de chaleur.
  • Des maux de ventre et de la diarrhée.

Comment réagir face à un œdème de Quincke ou un choc anaphylactique ?

Le choc anaphylactique et l’œdème de Quincke sont des situations d’urgence : il faut en tout premier lieu appeler le SAMU (15).

En attendant les secours, le patient doit être calmé et allongé, les jambes surélevées pour que le cerveau et le cœur restent irrigués.

Lorsque les secours seront sur place, ils administreront des antihistaminiques, des corticoïdes ou de l’adrénaline.

Quoi faire pour éviter les récidives ?

La prévention repose sur l’identification de l’allergène responsable. Quand cela est possible, une désensibilisation sera proposée.

La personne allergique devra toujours conserver avec elle une seringue d’adrénaline auto-injectable en cas de nouveau contact avec l’agent allergène.

Il faut savoir que chaque récidive sera toujours plus forte que la précédente.

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