Bientôt la fin du toucher vaginal chez le gynécologue

Bientôt la fin du toucher vaginal chez le gynécologue

Publié le 04 juillet 2014 à 13:23

On a toute horreur d’aller chez le gynéco, chaque année ou tous les 2 ans, pour subir l’examen classique du toucher vaginal : eh bien, bonne nouvelle, cet examen ne sera peut-être bientôt plus obligatoire !

- Publicité -

On a toute horreur d’aller chez le gynéco, chaque année ou tous les 2 ans, pour subir l’examen classique du toucher vaginal : eh bien, bonne nouvelle, cet examen ne sera peut-être bientôt plus obligatoire !

Le toucher vaginal, un examen inutile

Selon les conclusions de la société savante américaine, publiées dans la revue Annals of Internal Medecine, le toucher vaginal effectué lors des examens gynécologiques de routine serait inutile et pourrait même induire des erreurs de diagnostic.

Le docteur Linda Humphrey, co-auteur de la recherche, précise que cet examen « permet rarement de détecter des maladies graves et ne réduit pas la mortalité », « il conduit à des résultats faussement positifs ou négatifs qui entraînent des coûts supplémentaires ».

En France, ce débat ne date pas d’aujourd’hui, comme le rappelle Béatrice Guigues, vice-présidente du Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français (CNGOF) : « Aujourd'hui l'examen ne doit plus être proposé de manière systématique mais au cas par cas, en fonction du trouble de la patiente, mais aussi de ses craintes quand cela est possible. Ainsi chez une très jeune patiente qui vient en consultation pour une demande de contraception, ce geste qui peut être mal vécu n'est pas indiqué ».

Ces recommandations se limitent, selon les auteurs de la société savante américaine, à la pratique du toucher vaginal lors des contrôles de routine chez des femmes sans problèmes apparents.

L’intérêt du toucher vaginal n’est donc pas remis en cause pour les femmes présentant des symptômes anormaux comme des pertes vaginales, des saignements ou des dysfonctionnements sexuels. En effet, il peut même être un élément de diagnostic, associé à d’autres signes cliniques.

Les scientifiques rappellent, en outre, que le frottis demeure indispensable puisqu’il permet de prélever des cellules à la surface du col de l’utérus pour permettre un dépistage précoce du cancer du col de l’utérus.

A lire également :

- Publicité -