Les hémorroïdes : symptômes et traitements

Les hémorroïdes : symptômes et traitements

Publié le 12 juillet 2012 à 06:00

La crise hémorroïdaire, maladie bénigne, peut être cependant très douloureuse. Même si presque 30% de la population est touchée par cette pathologie, très peu de personnes consultent un médecin et la plupart attendent que la crise passe. Pourtant il existe des solutions pour la soulager rapidement.

- Publicité -

Les hémorroïdes : qu’est-ce que c’est ?

Les hémorroïdes sont présentes chez tous les individus dès la naissance ; il s’agit d’un ensemble de veines regroupées en coussinets et retenues à l’intérieur de l’anus par un tissu de soutien. Si ce tissu de soutien se relâche, le simple fait d’aller à la selle ou de porter quelque chose de lourd pousse les hémorroïdes plus ou moins loin vers la sortie, parfois même hors de l’anus, entraînant une gêne et une douleur : on parle alors de pathologie hémorroïdaire.

Il existe 2 types de pathologies hémorroïdaires en fonction de la localisation des hémorroïdes :

 

  • les hémorroïdes externes qui se situent au niveau de l’orifice de l’anus sous forme d’un renflement. Elles sont souvent plus douloureuses que les hémorroïdes internes. La formation d’un caillot de sang dans ce type d’hémorroïdes est plus courant que dans les hémorroïdes internes. Ce caillot entraîne une thrombose hémorroïdaire qui forme une boule très douloureuse mais sans danger. Cette thrombose guérit toujours spontanément en 1 à 2 semaines en laissant parfois une petite enflure non douloureuse au niveau de l’anus.
  • les hémorroïdes internes qui se situent dans l’anus ou le rectum. Souvent le patient consulte à cause de la présence d’une boule dans le conduit anal. Cette boule peut soit rester dans le canal anal lors de la défécation, soit sortir du canal anal à l’extérieur et rentrer spontanément, soit sortir du canal anal et rentrer grâce à une pression des doigts, soit ne pas rentrer du tout.

Symptômes de la crise hémorroïdaire

Lors d’un problème concernant les hémorroïdes externes les patients se plaignent généralement de douleurs, notamment en position assise (et pas uniquement au moment des selles !). En principe, il n’y a pas de saignement sauf en cas de thrombose hémorroïdaire : dans ce cas on peut trouver du sang lors de la défécation ou de l’essuyage, et la douleur s’accentue énormément.

Des sensations de démangeaisons, de brûlures ou d’inconfort peuvent également être ressentis.

Les problèmes d’hémorroïdes internes ne sont pas très douloureux et peuvent passer longtemps inaperçus. En général cette pathologie est décelée lors d’une défécation par la sortie d’une boule à l’extérieur du canal anal, boule que l’on doit rentrer soi-même ou qui ne rentre pas. Des traces de sang rouge vif peuvent également être présents sur le papier hygiénique ou directement dans la cuvette des toilettes.

Il est tout à fait possible d’avoir des problèmes d’hémorroïdes internes et externes chez la même personne.

Dans tous les cas, un saignement nécessite obligatoirement une consultation auprès de votre médecin.

Quels sont les facteurs favorisants ces problèmes hémorroïdaires ?

  • Une vie sédentaire et notamment la position assise.
  • Les troubles du transit, notamment la constipation qui entraîne des efforts de poussée (des diarrhées importantes peuvent également être à l’origine de problèmes hémorroïdaires).
  • La grossesse (plus la grossesse avance, plus la pression sur les veines anales augmente), l’accouchement (effort de poussée) et la période prémenstruelle.
  • L’âge (surtout entre 45 et 65 ans, mais pas uniquement).
  • Les problèmes d’obésité.
  • La déshydratation.
  • L’alimentation : l’alcool, le tabac, les épices, le café, le thé ne sont pas des agents déclencheurs de la crise hémorroïdaire mais ils peuvent l’aggraver.
  • Des efforts physiques répétés : porter des poids lourds, pratiquer des sports violents, du cyclisme ou de l’équitation.
  • L’hérédité.
  • Une pathologie du tube digestif ou du foie qui peut entraîner une congestion sanguine au niveau des hémorroïdes.

Contrairement aux idées reçues, les problèmes d’insuffisance veineuse des membres inférieurs (jambes lourdes) ne sont pas liés aux problèmes hémorroïdaires.

Conseils pratiques

Tout d’abord quelques recommandations pour éviter les crises hémorroïdaires :

  • Avoir une alimentation équilibrée est un facteur essentiel ; un régime riche en fibres est très important car les fibres augmentent le volume des selles et les ramollissent ce qui facilite la défécation. On trouve notamment ces fibres dans les légumes (épinards, carottes…), les fruits (figues, fraises, pommes, poires, bananes…), les céréales (maïs, riz, blé, pain aux céréales), les légumes secs (lentilles, fèves, petits pois…).
  • Boire beaucoup (minimum 1,5 litre par jour) pour hydrater les selles afin de les ramollir.
  • Eviter de rester trop longtemps assis sur le siège des toilettes.
  • Essayer d’aller à la selle à des heures régulières.
  • Ne pas attendre si l’envie d’aller à la selle se fait ressentir.
  • Eviter, dans la mesure du possible, de porter des objets lourds trop souvent.
  • Pratiquer une activité physique régulière (marche, natation…).

Si malgré tous ces conseils, une crise survient, voici quelques petites astuces pour soulager localement les désagréments :

  • Après être allé à la selle, se nettoyer sous la douche (sans savon) ou si c’est impossible avec du papier toilette mouillé ou un linge humide.
  • En cas de démangeaisons, l’application de compresses froides une dizaine de minutes sur la région anale soulage le prurit.
  • Pour soulager les douleurs importantes (thromboses hémorroïdaires ou descente d’hémorroïde), on fera des bains de siège dans l’eau chaude.
  • Eviter d’utiliser des savons qui pourraient irriter la zone anale.
  • Porter des sous-vêtements en coton.

Hémorroïdes : Les traitements médicamenteux

Les traitements de la crise hémorroïdaire se font par voie locale et/ou générale.

  • Les préparations à usage local : on les trouve sous forme de pommades ou de suppositoires ; on pourra citer la marque Titanoréine pour ses actions apaisantes et cicatrisantes. Il existe la forme TitanoréïneTitanoréine lidocaïne avec un effet anesthésiant en plus (attention cependant aux nombreuses allergies dues à la lidocaïne). On peut citer également le Sédorrhoïde pour ses propriétés antiseptiques, anti-inflammatoires, décongestionnantes et anesthésiques.

 

Tous ces produits locaux ont des effets lubrifiants qui permettent d’atténuer la douleur lors de la défécation.

  • Un traitement par voie orale est souvent nécessaire pour compléter le traitement local. On utilisera des comprimés appelés veinotoniques (améliorant les troubles de la circulation veineuse) à base de diosmine (Diovenor), de flavonoïdes (Daflon) ou de troxérutine (Veinamitol). Leur posologie sera élevée pendant les quelques jours que dure la crise hémorroïdaire (demandez conseil à votre pharmacien).

En cas de douleurs importantes le paracétamol (Efferalgan, Doliprane, Dafalgan) sera l’antalgique de choix. On évitera tous les produits à base d’ibuprofène ou d’aspirine qui pourraient augmenter les saignements.

  • En phytothérapie, le Marronnier d’Inde sous forme de gélules sera le traitement de choix pour traiter une crise hémorroïdaire (ArkogélulesElusane) à raison de 6 gélules par jour les 3 premiers jours puis 1 gélule matin et soir jusqu’à disparition des symptômes.
  •  En homéopathie, on utilisera l’Aesculus hippocastanum en cas de crise soudaine avec formation d’une boule douloureuse et picotements dans le rectum. Le Muriaticum acidum sera utilisé pour les hémorroïdes externes enflées, de couleur bleue foncée, douloureuses et insupportables au toucher. L’Aloe socotrina est utilisée pour les hémorroïdes accompagnées de diarrhées. Chez les personnes constipées, ayant des selles dures le Collinsonia canadensis sera préconisé.
  • En aromathérapie, les huiles essentielles de Cyprès et de Romarin 1.8 cinéole (1 goutte de chaque 2 fois par jour) donnent de très bons résultats.
 

 

- Publicité -