Extraction des dents de sagesse : tout ce qu’il faut savoir

Extraction des dents de sagesse : tout ce qu’il faut savoir

Publié le 23 janvier 2015 à 10:00

Il est très fréquent d’être obligé de se faire retirer les dents de sagesse. Cette intervention est-elle douloureuse ? Nécessite-t-elle une anesthésie générale ? Comment se passent les suites opératoires ? Un article pour tout savoir sur l’extraction des dents de sagesse.

Mes dents de sagesse n’ont pas la place de sortir, mon dentiste m’a dit qu’il fallait les retirer. Comment va se passer cette extraction ?

Des dents qui sont amenées à disparaître

Les dents de sagesse, ou 3èmes molaires, se trouvent complètement à l’arrière de la dentition. Ce sont les dernières dents à se développer : elles sortent entre 16 et 25 ans.

Il est parfois possible qu’une ou plusieurs de ces dents soient absentes : en effet, elles étaient utiles à l’homme primitif pour la mastication de la viande qu’il consommait crue, mais l’évolution de notre alimentation conduit peu à peu à la disparition des dents de sagesse.

Il n’est pas rare qu’il n’y ait pas assez de place pour que les dents de sagesse sortent ou encore que leurs sorties entraînent un déplacement trop important des autres dents. Dans ce cas, on est obligé de les extraire.

L’extraction des dents en pratique

On peut extraire les 4 dents de sagesse ensemble (ce qui peut nécessiter une hospitalisation courte), mais il est également tout à fait possible de les extraire 2 par 2 (par côté) dans un cabinet dentaire.

Comment cela se passe-t-il en pratique ?

En tout premier lieu, le chirurgien-dentiste prend des radios des dents afin de voir la position des dents de sagesse, leur inclinaison, leur degré d’inclusion…

Si la dent est présente en bouche, il s’agit d’une simple extraction.

Par contre, si la dent est semi-incluse ou incluse, il s’agit d’une extraction complexe qui implique l’incision de la gencive et la taille de l’os de la mâchoire pour libérer la dent.

Parfois, la dent ne s’extrait pas forcément en une seule fois : il est alors nécessaire de la découper en plusieurs morceaux pour tout retirer.

Une fois l’extraction terminée, le dentiste referme la gencive avec du fil résorbable qui part spontanément au bout de 3 semaines environ.

Le patient peut généralement choisir le type d’anesthésie qui lui convient : certaines personnes préfèrent être complètement endormies, d’autres optent pour une anesthésie locale accompagnée ou non d’une sédation légère intraveineuse pour les aider à se détendre.

Contrairement aux idées reçues, l’intervention n’est pas douloureuse en elle-même, ce sont les suites opératoires qui peuvent s’avérer difficiles.

Comment apaiser la douleur et l’œdème post-opératoires ?

La douleur peut être importante lors des premiers jours. Un œdème (gonflement des joues) est également fréquent et peut empêcher une ouverture complète de la bouche pendant quelques jours.

Parfois des saignements gênants peuvent survenir juste après l’intervention et persister quelques heures : dans ce cas, il faut appliquer une compresse sur la zone de saignement et mordre franchement dedans pendant plusieurs minutes. Généralement cette compression arrête les saignements.

Pour calmer la douleur et le gonflement, il est conseillé de poser une poche de glace entourée d’un linge plusieurs fois par jour sur la zone gonflée et douloureuse.

Les premiers temps, il est souhaitable de manger des aliments ni trop chauds, ni trop froids, et d’éviter une nourriture trop épicée ou trop acide. Les boissons doivent également être consommées à température ambiante.

Pour une bonne cicatrisation, il est préférable d’éviter l’alcool, le tabac et tous les irritants.

Côté médicaments, les bains de bouche sont contre-indiqués le premier jour.

Si la douleur est trop importante le dentiste peut prescrire des antalgiques (type paracétamol).

Existe-t-il des risques ?

Comme pour toute chirurgie, le risque zéro n’existe pas.

Parfois, dans les jours ou dans les semaines qui suivent l’intervention, une infection peut se déclarer. Dans ce cas, des signes évocateurs doivent alerter : pus dans la bouche, douleur, gonflement, mauvaise haleine. Il convient alors de consulter rapidement le dentiste.

Quelquefois, lors de l’intervention, un nerf proche de la dent de la sagesse peut être lésé, entraînant soit un engourdissement de la moitié de la lèvre inférieure, soit une paralysie d’une partie de la langue. Ces troubles sont le plus souvent transitoires et se résorbent en quelques semaines.

Lors d’une extraction difficile, la 2ème molaire (adjacente à la dent de sagesse) peut subir des dommages, nécessitant des soins dentaires ultérieurs.

- Publicité -

- Publicité -