Suppression de la DLUO, une solution contre le gaspillage alimentaire ?

Suppression de la DLUO, une solution contre le gaspillage alimentaire ?

Publié le 30 janvier 2014 à 12:00

En France, plus de sept millions de tonnes de déchets alimentaires sont jetées tout au long de la chaîne alimentaire... Le gaspillage, fléau de notre société, est une priorité pour le gouvernement. L’objectif fixé par Guillaume Garot, ministre délégué en charge de l’agroalimentaire, est de réduire de moitié le gaspillage alimentaire d’ici 2025.

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Supprimer les DLUO, une bonne idée ?

Le projet de supprimer les DLUO (date limite d'utilisation optimale) va dans ce sens et pourrait largement contribuer à limiter les quantités de nourriture jetée ! En moyenne, un français met 20 kg d’aliments à la poubelle, 13 kg de restes de repas, de fruits et légumes abîmés et non consommés et 7 kg d’aliments encore emballés souvent associés à une DLUO mal interprétée...

En effet, une DLUO dépassée n’empêche en aucun cas de consommer le produit (contrairement la la DLC). Les aliments sont tout à fait comestibles, ils peuvent cependant, avec le temps, avoir perdu de leur saveur, de leur croquant ou de leur couleur. Trop de gens jettent sans même réfléchir, se fiant seulement à la date et non à la qualité du produit en elle-même. La prochaine fois que vous serez confronté à cela, prenez le temps d’analyser avant de mettre à la poubelle...

Le projet du CESE

Le Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE) préconise de supprimer la date limite d'utilisation optimale ("À consommer de préférence avant le") sur les produits alimentaires (pâtes, sucre, riz, conserves...) pour ne conserver que la date limite de consommation (DLC) sur les denrées alimentaires périssables (produits laitiers, viande...) . Pour l’association Léo Lagrange il faudrait toutefois mentionner la date de fabrication du produit.

Une récente enquête de la CLCV a dévoilé qur plus de 43 % des sondés déclarent jeter une boîte de raviolis en conserve lorsque la date est dépassée de trois semaines, et 30 % pensent même qu'il y a un risque d'intoxication. À l'inverse, plus de 80% d'entre eux mangent un yaourt nature dont la DLC est dépassée de trois jours!

L'ambiguité règne donc dans m'esprit du consommateur et cela doit être clarifié ! Espérons que les décideurs étudient sérieusement cette proposition...car le réduire le gaspillage alimentaire c’est l’affaire de tous ! Dans le cadre du plan gouvernemental, le remplacement systématique de la mention DLUO par «À consommer de préférence avant…» est d'ores et déjà prévu d'ici à décembre 2014.

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