Pourquoi je me sens si mal en période de règles ? Les méthodes naturelles pour m'aider

Pourquoi je me sens si mal en période de règles ? Les méthodes naturelles pour m'aider

Publié le 12 février 2016 à 12:00

Règles douloureuses, poitrine sensible, irritabilité, mal-être... le syndrome prémenstruel gâche la vie de pas mal d’entre nous. Même si c’est la nature et que nous sommes toutes inégales devant ce phénomène, il est possible de soulager certains de ses symptômes de manière naturelle.

En période de règles, tout le monde aux abris !

Sautes d’humeur, mal-être, manque d’énergie, douleurs au bas ventre, à la poitrine... en période de règles vous êtes, comme beaucoup de femmes, touchée par le syndrome prémenstruel ? Ce déclenchement de perturbations physiques et psychiques qui intervient plusieurs jours avant les règles pour se terminer deux ou trois jours après leur début est un véritable bouleversement. Vous savez c’est cette période où votre cher et tendre (ou même certaines autres personnes de votre entourage) vous sort gentiment, suite à vos accès d’humeur, « oh toi tu as tes règles ! », auquel vous répondez « n’importe quoi, comment tu peux savoir ca ! » (alors qu’intérieurement vous sentez bien que vous vous êtes faite griller ! ). Et oui, le syndrome prémenstruel a ses explications chimiques et organiques mais il n’est pas simple à gérer... Pour nous il est bien loin de rimer avec sérénité.

Pour vous donner un ordre d’idée et vous conforter dans le sentiment que ca n’arrive pas qu’à vous, sachez que 30 à 40% des femmes ressentent ce syndrome prémenstruel qui pèse sur leur quotidien et les incommode dans leurs journées (autant d’un point de vie personnel que professionnel d’ailleurs) alors que 5 à 10% d’entres elles sont victimes de manifestations sévères et réellement handicapantes dans leurs activités. Certaines  vivent littéralement un enfer et leur entourage aussi !

Pas toutes égales devant le syndrome prémenstruel

Chacune d’entre nous connaît un rapport différent avec ses cycles. Certaines nous dirons qu’elles n’ont jamais mal nulle part, qu’elles ne sont pas embêtées en périodes de règles. Effectivement, certaines d’entre nous sont tranquilles à ce niveau là car chaque femme vit ses fluctuations hormonales différemment. Si cela dépend de l’âge, du métabolisme, il peut aussi intervenir après des événements marquants dans la vie génitale : la puberté, un accouchement, une fausse couche, un  avortement, une infection gynécologique, un choc émotionnel... Selon les étapes de la vie, le syndrome prémenstruel peut évoluer, favorablement ou non, pour disparaître avec l’arrivée de la ménopause.

Syndrome prémenstruel : Des symptômes à la pelle

Je ne vais tous vous les lister car il serait comptabilisé plus de 150 symptômes du syndrome prémenstruel. Des symptômes qui peuvent même évoluer au fil du temps et des sensibilités.

Au niveau physique

Les symptômes physiques, liés à la rétention d’eau indissociable de cette période, sont notables : tension au niveau des seins, jambes lourdes, transpiration plus abondante... Certaines sont confrontées à des troubles digestifs (nausées, diarrhée, constipation, ballonnements...), une perte d’appétit ou des grignotages compulsifs, des maux de tête, des crampes, des éruptions de boutons, d’eczéma...

Au niveau psychique

On connaît les inévitables troubles de l’humeur, les tensions nerveuses, les crises de larmes... L’anxiété et l’irritabilité sont aiguisées et mettent les nerfs à fleur de peau. Le seuil de tolérance d’une femme en période de règles diminue en flèche ! Petite déprime, mal-être, idées noires, insomnie... on devient plus sensible à tout. Le bruit, les contrariétés, l’agitation, tout devient agression et engrange un stress que certaines évacuent plus ou moins avec délicatesse vis à vis de leur entourage.

Bien évidemment ce déclenchement cyclique est causé par les hormones. Un excès d’œstrogènes, une carence en progestérone, les variations de taux, bouleversent l’organisme et le métabolisme, influent sur la fluctuation de sérotonine (l’hormone de l’humeur), augmentent notre sensibilité... en gros détraque tout !  Ce dérèglement a même le pouvoir d’accentuer les pathologies existantes, le seuil de tolérance à la douleur diminue. En résumé, les asthmatiques sont plus exposées à une crise d’asthme, les migraineuses aux crises de migraines, les anxieuses à une crise de nerf, les dépressives à une plus grande fragilité...

Les méthodes naturelles pour diminuer les symptômes

L’alimentation

Pour lutter contre le SPM, vous devez faire le plein de calcium, de magnésium et de potassium. Ce trio gagnant agit à la fois sur la douleur alors que le magnésium préserve l’équilibre nerveux. Il convient donc de mettre au menu des aliments riches en calcium (produits laitiers, fruits secs, légumes verts, eaux riches en calcium, chocolat...), en magnésium (cacao en poudre, chocolat, riz complet, noix, germe de blé, haricots blancs...) et en potassium (levure de bière, banane, avocat, abricot...). Faites également le plein d’acides gras (Oméga-3 et Omega-6) notamment avec l’huile de krill, de vitamine B6, mais faites attention aux excès de sucre et de sel.

La nutrithérapie

Vitamines, minéraux, oligo-éléments, enzymes, phyto-oestogènes... la nutrithérapie peut vous aider à équilibrer votre organisme pour lutter contre les symptômes associés à ce syndrome. De bonnes habitudes alimentaires ou bien une supplémentation peut combler les carences et rétablir le métabolisme.

Les médecines douces

Pour évacuer le stress et les tensions exacerbées en cette période de cycle, n’hésitez pas à avoir recours aux méthodes de relaxation comme le yoga, l’hydrothérapie... La sophrologie, l’acuponcture, le Qi Gong ou encore l’ostéopathie, peuvent aussi soulager vos douleurs physiques. Les plantes viennent aussi à votre secours, l’aromathérapie comme la phytothérapie aident à soigner tous les maux.

Les huiles essentielles aident à combattre le stress ( par exemple l'huile essentielle d’orange, HE petit grain de bigarade, HE de géranium), les maux de ventre (ex : HE d’anis, HE de sauge, HE de lavande), la rétention d’eau (ex : HE de cèdre, HE de santal, HE de genévrier)...

Sous forme d’infusions, de décoctions ou encore de gélules, les plantes (racines, feuilles, bourgeons...) sont aussi intéressantes. Nous vous avions justement parlé il y a peu de l’huile d’onagre, très intéressante de part sa teneur en acide gamma-linoléique ou encore du houblon. Dans un autre registre, l’homéopathie est également utile pour diminuer l’irritabilité et autres troubles associés au syndrome prémenstruel. Pour trouver un traitement adapté il faut cependant être très attentive aux moindres symptômes.

Infos pratiques

Source : Syndrome prémenstruel - Thérapies naturelles, La Plage