| | | Le spermogramme : le meilleur diagnostic de l’infertilité masculine

Le spermogramme : le meilleur diagnostic de l’infertilité masculine

Le spermogramme est un examen simple à effectuer en pratique, mais pas forcément facile à envisager pour un homme. Pourtant, c’est la meilleure façon de détecter une infertilité masculine. Tout comprendre sur cet examen : ce qu’on analyse, comment cela se passe en pratique…

Le principal test pour détecter l’infertilité masculine

Le spermogramme est un examen facile à réaliser et qui peut renseigner d'une façon efficace sur l’infécondité masculine et la stérilité de l’homme. En effet, l'analyse du sperme est l'examen le plus important dans l'évaluation de la fertilité masculine.

Pour contrôler la qualité du sperme, le biologiste dispose, en fait, de deux tests principaux, dont le premier est le spermogramme et le second le test de Huhner qui consiste à étudier le comportement des spermatozoïdes dans la glaire après un rapport sexuel.

Le spermogramme reste généralement l’examen fait en premier intention.

Qu’analyse-t-on dans un spermogramme ?

Le spermogramme mesure, avec précision, plusieurs paramètres concernant les spermatozoïdes :

  • le nombre
  • la motilité (capacité à se déplacer spontanément) : 1 heure et 3 heures après l’éjaculation
  • la morphologie : la taille et la forme

Dans cet examen, on mesure également le volume du sperme et on effectue le dosage de certaines substances présentes.

Plus les résultats du spermogramme s’éloignent des résultats normaux, plus la fertilité du sperme est réduite.

Plusieurs problèmes peuvent être à l’origine de l’infertilité :

  • oligozoospermie : une concentration insuffisante de spermatozoïdes dans l’éjaculat,
  • asthénozoospermie : une mobilité insuffisante des spermatozoïdes,
  • tératozoospermie : une proportion trop faible de spermatozoïdes normaux,
  • azoospermie : absence totale de spermatozoïdes,
  • nécrozospermie : présence de spermatozoïdes, mais tous morts.

Quel que soit le résultat du premier spermogramme, il faut en faire plusieurs (2 à 3) à un mois d’intervalle à chaque fois, et trouver des valeurs semblables : dans ce cas seulement, les résultats seront considérés comme fiables.

Comment cela se passe-t-il en pratique ?

L’examen doit être précédé d’au moins 3 jours d’abstinence sexuelle.

Il est souvent difficile pour un homme d’effectuer ce genre d’examen car celui-ci doit obligatoirement être effectué dans un laboratoire ou en milieu hospitalier (impossible de le faire chez soi, sauf s’il existe vraiment un blocage et que le recueil est impossible).

En pratique

L’homme se retrouve seul dans une pièce isolée (la compagne est interdite de séjour dans la majeure partie des cas), généralement avec des magazines érotiques.

Il doit d’abord uriner pour éliminer les germes toujours présents dans le canal de l’urètre puis se laver soigneusement les mains et les organes génitaux.

Ensuite, il doit se masturber pour recueillir son sperme, en évitant de toucher le bout du pénis. L’éjaculation entière doit se faire directement dans le flacon stérile remis par le laboratoire.

L’analyse est faite dans les 2 heures qui suivent la collecte.




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